Les jardins de Portabéraud à l’heure Vénitienne – Mozac

Depuis 3 ans, le Château de PortabéraudMozac, près de Riom) ouvre ses portes à une quarantaine de Costumés de Venise, pour un week-end de déambulations et de spectacles. Dans un cadre magnifique, les costumés tous plus colorés et beaux les uns que les autres se prêtent volontiers aux jeux de cache-cache et de séances photos. C’est la 2ème fois que j’y vais et, sous un beau ciel ensoleillé d’été, j’ai passé plus de 2h à dire « oh que c’est beau ! » ou « c’est elle ma préférée ! » (avant de changer d’avis 3 minutes plus tard). Ne vous attendez pas à une ambiance de folie, à Portabéraud, on prend le temps. On prend le temps de regarder, de se promener et de ne rien faire. C’est une atmosphère très sympathique qui m’a fait oublié, le temps d’un après-midi, où j’étais.

Publicités

Le grand défi Biodiversité – Randan

_20180614_105914Celles et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux le savent. Je vais très souvent au Domaine Royal de Randan, je suis une grande fan. C’est un endroit (à une petite 15aine de minutes en voiture de chez moi) que j’adore. Pour l’histoire de son château, pour la beauté de son parc et pour la variété des animations proposées tout au long de l’année (retrouvez le programme par ici), la 1ère étant Randanplants dont je vous parlais il y a quelques semaines. Depuis ce 1er week-end d’ouverture, j’y suis retournée pour un spectacle de la compagnie La quotidienne que je vous racontais également, un feu d’artifice (lors de la journée de l’agriculture) et, plus récemment, pour Le grand défi Biodiversité (plus d’informations). Cette journée, organisée par le CPIE Clermont-Dômes (le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement qui « a pour missions d’éduquer et de sensibiliser à la Nature, à l’Environnement et au Développement Durable, ainsi qu’accompagner les territoires au service de politiques publiques et de projets d’acteurs ») (et ses partenaires, dont la LPO ou le CEN) proposait diverses animations pour familiariser et sensibiliser le public jeune et moins jeune à la nature. Notamment ici, dans ce domaine de quelques dizaines d’hectares. Que ce soit des balades à la découverte de la faune et la flore, des ateliers photo/dessin, des expos ou des rencontres avec des naturalistes, par exemple… Le public était invité à participer activement à cette journée qui courrait des premières lueurs du jour au milieu de la nuit.

J’y suis arrivée à 10h30, un chouillas en avance pour ma 1ère balade animée par 2 intervenantes du CPIE, Suivre les animaux… à la trace. Mais trop tard pour la balade Découverte paysagère du parc. Tant pis. Ça m’a laissé le temps de faire un petit tour rapide des différents stands et ateliers, histoire de repérer un peu ce qui était proposé comme animations. À 11h, j’ai retrouvé le groupe et nous sommes partis dans la forêt. Au fil de la balade (une bonne heure), nous avons appris à repérer, reconnaître et différencier les différents animaux qui pourraient vivre dans cette forêt. Nous nous sommes, par exemple, arrêtés à plusieurs reprises pour faire des jeux de reconnaissance « à l’aveugle » (au toucher ou à l’ouïe). Nous avons ensuite appris à regarder où nous mettions les pieds pour repérer d’éventuelles empreintes. Et nous avons eu de la chance, nous avons pu comparer trace de chevreuil et trace de blaireau, l’une à côté de l’autre. Il y avait quelques enfants dans le groupe et c’était très sympa de les voir aussi intéressés et même, pour certains, partager leurs connaissances. Comme quoi tout n’est pas perdu en ce bas monde. Il existe encore des enfants curieux et intéressés par autre chose qu’un écran. Bref. C’était une très chouette balade, ludique et bon enfant.

Ma balade suivante n’étant prévue qu’à 14h30, je suis partie à la découverte de l’espace Biodiversité et des expos… C’était l’occasion de poser quelques questions et d’appréhender de façon un peu plus intime les reptiles et les araignées, par exemple. Histoire de ne plus en avoir trop peur quand je les croiserai « à l’état sauvage ». C’est pas gagné… Nous pouvions également emprunter du matériel d’observation (comme des loupes, par exemple) ou des filets à papillons… Le public étant invité à se promener dans le parc pour aider à l’inventaire des différentes espèces qui y vivent. Au programme également, un peu d’astronomie, de grimpe aux arbres, de découverte des champignons, d’initiation au dessin naturaliste ou à la photo animalière… Les déambulations se mettant en pause entre 12h et 14h, nous pouvions, sortir notre pique-nique sur les pelouses ou nous restaurer à l’espace Cantal Auvergne au son de la guitare du groupe Dacutsa pour une ambiance jazz manouche fort appréciée. Une petite balade dans le parc (notamment du côté des -anciennes- serres et du jardin) plus tard, je partais pour ma 2ème balade du jour…

Puisque le matin, j’avais fait une balade « faune », j’ai décidé que pour l’après-midi, ce serait plutôt « flore » et mon choix s’est porté sur la Balade botanique de Catherine Lenne (botaniste, enseignante et auteur). Niveau plantes fleuries, on a pas eu forcément beaucoup de chance alors la balade s’est plutôt portée sur les arbres. J’avais hésité avec un atelier et, franchement, je ne regrette pas mon choix. Nous avons commencé par définir ce qu’est un arbre, un être vivant qui nait, qui grandit, qui se nourrit, qui respire… et qui meurt. Puis nous sommes partis en forêt pour faire connaissance avec différentes espèces. Comme, par exemple, le lierre. Qui n’est pas forcément très aimé. Alors que c’est une plante très utile pour les arbres. Non, il ne les étouffe pas. Stop aux préjugés. Et l’intervenante a été d’une patience sans nom pour répondre aux diverses solicitations des plus petits… J’ai trouvé cette balade passionnante ! Et je suis repartie avec l’envie de faire quelques recherches pour de futures lectures… Comme La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben, dont le Magic Orange Plastic Bird vous parlait il y a quelques jours et que, justement, on ne m’a pas conseillé. Esprit de contradiction, bonjour.

J’aurais voulu faire un atelier (Encres et peintures végétales) ou une balade supplémentaire. C’était d’ailleurs prévu. Mais j’avais chaud, j’avais mal aux pieds, j’étais fatiguée et… ma rencontre avec les moustiques m’ont plutôt donné envie de rentrer. Et après un dernier rapide petit tour, c’est ce que j’ai fait. Je le regrette encore. Mais je suis ravie de ma journée.

Jazz aux sources – Châtel-Guyon

Lorsque je suis allée à Châtel-Guyon pour le week-end de l’Ascension (je vous en parlais ICI), je ne savais pas que j’y retournerai pour le week-end de Pentecôte. En rentrant, je me disais que c’était une ville que je ferai découvrir à mes proches et l’occasion s’est présentée samedi, pour le festival de danse et de musique, Jazz aux sources (site officiel) qui fêtait cette année ses 20 ans.

Un peu en avance pour les festivités, j’en ai profité pour faire faire un tour de la ville à ma sœur qui m’accompagnait et qui ne connaissait pas. La gare, le calvaire, le monument aux morts, l’église Ste Anne, le parc thermal… Puis nous nous sommes installées pour assister à la parade. Danseurs, musiciens, pin up et vieux véhicules de l’armée américaine… Là, j’avoue, je suis repartie un peu déçue. J’ai trouvé cela court et décousu, si bien que ma 1ère impression fut « c’est tout ?!? ». Nous sommes ensuite parties vers le Parc Thermal pour quelques animations. Demonstrations et concerts… Nous avons commencé avec Marina and the Kats (coup de cœur pour moi !) et avons enchaîné avec The Oignons (je veux apprendre les claquettes !).

En résumé, j’ai passé un bon moment dans une ambiance festive et conviviale.  Et je suis repartie avec l’envie de revenir l’an prochain, vêtue d’une robe à pois pour danser le swing.

Châtel-Guyon

Châtel-Guyon, j’en ai souvent entendu parler. Plusieurs fois, je suis passée non loin. Mais jamais je n’étais allée spécialement pour visiter la ville. Depuis quelques jours, c’est chose faite. En solo, baskets aux pieds, un plan de la ville à la main, l’appareil photo autour du cou et une bouteille d’eau dans le sac à dos. Comme une vraie touriste.

Castellum Guidonis, Le Château du Comte Guy, autrement dit Châtel-Guyon

Châtel-Guyon, ville thermale, doit son nom au Comte Guy, Comte d’Auvergne de 1194 à 1222 qui avait fait construire un château aujourd’hui disparu (sur l’actuelle colline du calvaire) visant à protéger Riom, non loin de là. En 1886, Guy de Maupassant lui-même est venu faire un séjour à Châtel-Guyon dont il parla dans son oeuvre. Aujourd’hui, avec ses 12 sources thermales (dont 5 au cœur du Parc Thermal), Châtel-Guyon est surtout reconnu pour ses Thermes qui soignent les intestins et les rhumatismes.

Voilà pour la petite histoire.

Pour le Pont de l’Ascension, il faisait super beau. J’étais seule mais je voulais quand même profiter de ce bel après-midi. Et sans vraiment savoir pourquoi, je n’ai pas cherché bien longtemps, j’ai eu cette idée fixe de visiter Châtel-Guyon. Il fallait que ce soit aujourd’hui. Quand j’ai une idée en tête, je ne l’ai pas ailleurs, hein…

Sous le charme du pittoresque

En arrivant, j’ai garé ma voiture sur le haut de la ville et je suis descendue à découverte du centre-ville touristique. J’ai fait un 1er passage plutôt rapide. Mon but était d’aller directement à l’office de tourisme récupérer un plan pour pouvoir profiter de ma balade. Oui, j’aime bien savoir ce que je regarde quand je visite une ville.

En sortant de l’office de tourisme, j’ai fait un crochet par l’ancienne gare (aujourd’hui centre culturel) datant de 1910/1912 et inscrite à l’inventaire des monuments historiques. Puis j’ai repris la route de l’hyper-centre en levant le nez sur les façades des hôtels ou anciens hôtels et des villas de caractère. Notamment la Villa Médicis, la Villa Hermosa, le Royal Hôtel ou le Grand Hôtel… Puis je suis montée au calvaire (en passant par la magnifique Eglise Ste-Anne) pour voir la ville d’en haut. Avant de redescendre du côté du Parc Thermal où sont concentrés le Théâtre, les Thermes, le Casino.

En conclusion, je suis tombée sous le charme de Châtel-Guyon. Je le note sur ma liste de choses à conseiller aux amis ou à la famille de passage pour les vacances. En ce qui me concerne, j’ai déjà prévu d’y retourner ce week-end pour faire la fête au festival Jazz aux sources et pour faire découvrir la ville à ma sœur.

A faire aussi dans le coin… Une balade dans la Vallée du Sans-Souci avec un détour possible jusqu’à la Cascade de l’Ecureuil, une balade dans la Vallée des Prades (un peu plus longue et difficile), un arrêt au Château de Chazeron, un arrêt pour découvrir une oeuvre de Thierry Courtadon ou un après-midi sur l’un des 8 parcours du Parc acrobranche de l’Ecureuil… Pour plus d’informations, lien vers le site de l’Office de Tourisme ICI.

Randanplants – Randan

Le Domaine Royal de Randan fait partie de mes sites touristiques préférés en Auvergne. Faut dire qu’à seulement 15min de la maison, je le visite chaque année. J’aime l’ambiance de ces lieux. Que ce soit autour des ruines du château (en ce moment en travaux pour tenter de sauver ce qui peut l’être) que dans le parc (bien aménagé) ou dans le bois attenant (un peu plus sauvage). J’adore m’y promener.

Ce week-end, comme tous les ans depuis 6 ans, avait lieu le désormais traditionnel « Marché des jardins », le bien nommé Randanplants. Au programme de ces 2 jours ? Des végétaux, du mobilier, de la décoration, des livres, des graines, des astuces, des rencontres, des échanges… J’y suis allée ce matin et j’ai passé un vrai bon moment.

Mais si vous n’avez pas pu y venir ce week-end, pas de panique… Vous avez jusqu’au 30 Septembre pour découvrir le domaine. Soit en visite libre dans les extérieurs, soit en visite guidée pour l’histoire du château. Histoire passionnante, soit dit en passant. Il existe également des visites à thèmes, intérieur et extérieur ainsi que des visites insolites (Au clair de lune) et des expositions temporaires ou permanentes, en visite libre ou guidée. Ne manquez pas, en visite libre, Souvenir d’un hôpital de guerre, 1914-1918 (dans la cour des grands communs) qui retrace, en photos, l’histoire de cet hôpital (créé par la Comtesse de Paris dans des dépendances du château, alors propriétaire des lieux) qui a accueilli des centaines de soldats blessés durant la 1ère Guerre Mondiale.

Pour plus d’informations, vous pouvez cliquer sur ce lien (ICI)… Et pour (re)lire ce que je disais après mes précédentes visites, c’est ICI, ICI, ICI et ICI. Ma copine A l’eau de Vichy y est allée hier, elle vous raconte sa rencontre avec Randan ICI.

Château de Tournoël

Parmi les demandes de visites faites par la famille en vacances figurait un château. Et des châteaux, en Auvergne, il y a le choix. J’aurais voulu les emmener à Parentignat (notre Petit Versailles Auvergnat) mais il ne fallait pas dépasser l’heure de trajet. Rapport au bébé de 22 mois, ma cousine ne voulait pas faire trop de voiture. Nous en avions déjà prévu pas mal pour le lendemain (et notre périple dans le Sancy). Ma préférence allait au Domaine Royal de Randan (que j’adore) mais la visite de ruines ne semblaient pas attirer les foules. Malgré la promesse d’une chouette balade dans le parc. J’aurais pu les emmener à Lapalisse (au château de La Palice) mais ma dernière visite là-bas avait été décevante (la guide ne m’avait pas convaincue, j’avais eu l’impression d’écouter un disque). Je me suis alors souvenue que je voulais retourner au Château de Tournoël, sur les hauteurs de Volvic. J’y étais allée il y a 2/3 ans et j’avais noté de refaire une visite pour voir les nouveautés. Nouvelles salles ouvertes, travaux de rénovation… Nous y sommes donc allés un matin. Avec l’objectif de manger à l’auberge au pied du château en sortant de visite puis de faire une petite marche digestive jusque la Statue de Notre-Dame de la Garde ensuite.

Sur sa butte, Tournoël est fier avec sa tour médiévale. Et c’est le petit-fils du propriétaire qui nous fait la visite. Première cour, grande salle, chapelle des vassaux, cuisine, cabinet de curiosités… Jusqu’au sommet de la tour carré qui nous offre une vue dégagée.

Pour plus d’informations, je vous renvoie au site du château (ICI) qui n’est, malheureusement, pas à jour. Faites attention, les visites du matin sont à 10h15 et 11h15 (pas à h30 !), par exemple. En arrivant à 11h20, nous avons du prendre la visite de 11h15 qui avait déjà commencé. Notez que vous ne trouverez aucune boutique sur place, aucun produit dérivé. Le château ne vit que des ventes des billets d’entrée (8euros par adulte) dont les recettes sont intégralement investies dans les travaux de restauration. Notez aussi (et c’est important de le savoir) que la caisse ne prend pas la carte bancaire. Heureusement, sur 6, l’un d’entre nous avait assez d’espèces dans le porte-monnaie pour tout le monde. Quel déception pour un site touristique !

Une prochaine fois, ce sera peut-être Chareil-Cintrat et son vignoble. Ou Murol et ses chevaliers. Ou Ravel et ses Choristes. Ou…