5 idées de balades/randonnées faciles

Quand on dit randonnée, la plupart des gens pensent kilomètres, dénivelé et/ou chemins escarpés. Moi la première, oups… Mais les autres ? Ceux qui ne peuvent pas grimper (pour raison de santé, notamment) ou qui ne veulent pas partir pour 20 kilomètres (question de temps, peut-être) ? Et bien, ils partent sur des sentiers faciles et/ou bien aménagés. Et qui dit accessible ne veut pas dire ennui. On peut faire une balade dans un endroit sympathique sans forcer, quand même bien en profiter et être récompensé par une jolie vue (par exemple). Promis. Et vous n’aurez pas démérité. Peu importe la difficulté tant qu’il y a le plaisir.

Aujourd’hui, je vous propose donc une petite sélection de « randonnées » (je mets des guillemets parce que, pour les premières, on est plus dans la balade que la randonnée) faciles et accessibles mais qui en jettent, pour les débutants, les familles, les enfants (ne les sous-estimez pas, si vous leur proposez quelque chose de ludique, les enfants savent marcher). Libre à vous, ensuite, d’augmenter la difficulté (distance ou dénivelé)…

La Boire des carrés

Boire des carrésConnue et appréciée des pêcheurs, la Boire des carrés offre aussi un joli cadre pour la balade du dimanche après-midi après un repas en famille (les boires étant des bras morts de la rivière Allier). Rendez vous directement au parking de la Boire des carrésSaint-Rémy-en-Rollat) et promenez vous dans cet espace encore sauvage au fil des différents chemins (Espace Naturel Sensible) pour une petite promenade de 4 km sans aucune difficulté (si ce n’est une herbe un peu haute ou un chemin un peu humide par endroits). Et si vous avez de la chance et/ou si vous savez observer, vous pourrez croiser des specimens de tortue Cistude d’Europe, des castors, des aigrettes ou encore des Hérons. Notez qu’une balade longue de 6,5 km est possible au départ de l’église de Saint-Rémy.

Etang de Vieure

Etang de VieurePas de difficultés pour cette sympathique balade de 7km au bord de l’eau. Parce que, parfois, on a envie de marcher sans faire beaucoup d’effort. Avouez, ça vous arrive à vous aussi… Le départ se fait directement du plan d’eau, au parking de la Borde, quelque part entre Cosne d’Allier et Bourbon l’Archambault. La promenade qui longe l’étang sans vraiment le quitter est ombragée (que c’est agréable l’été !), vous emprunterez des petits ponts de bois (et, comme moi, vous aurez peut-être envie de chanter la célèbre chanson d’Yves Duteil, c’était au collège et je m’en souviens toujours…) et pourrez peut-être apercevoir un héron ou deux sur le sentier pédagogique. C’est un endroit fréquenté en raison du camping et des différentes activités proposées mais c’est un lieu apprécié pour passer une journée en famille ou entre amis. Et si, après le pique-nique, vous n’avez pas le courage de partir marcher, vous pourrez entamer une partie de pétanque, louer un pédalo ou taquiner la carpe. C’est bien aussi.

Les hauts de Chouvigny

ChouvignyChangement de décor pour cette petite randonnée de 3,5 km sur les hauteurs de Chouvigny (la boucle initiale fait 11 km mais un raccourci est possible). Au programme de cette balade ? Une vue sur les gorges de la Sioule et une vue sur le château médiéval. En plus, la route pour rejoindre Chouvigny est chouette. Ce qui ne gâche rien. Garez-vous sur le parking de la Mairie et suivez le balisage Les hauts de Chouvigny. Suivez-le tout du long si vous voulez faire 11km ou prenez à droite à la 2nde croix pour rejoindre le raccourci. La vue sur le château est vraiment belle. Et, quand vous arriverez en bas, n’hésitez pas à pousser le portail du cimetière, vous y trouverez une jolie vue.

Le Roc du Vacher

Roc du VacherRetour en Montagne Bourbonnaise pour cette balade de 7km au départ de Saint-Nicolas-des-Biefs (place de l’église) (c’est quand même bien pratique quand un départ se fait de l’église, il faudrait y mettre de la mauvaise volonté pour ne pas le trouver) en suivant le balisage jaune « Roc du Vacher ». Là, à 1000 mètres d’altitude, vous bénéficierez d’une vue dégagée sur les Monts du Lyonnais et les Alpes. Paraît-il que, par temps clair, on peut voir le Mont-Blanc… Ne manquez pas, non plus, le sentier d’interprétation du Plateau de la Verrerie. Hors circuit, vous ne ferez pas un long détour et ça vaut le coup d’emprunter les pontons au-dessus de la tourbière, notamment pour observer la flore locale (le drosera y est bien présent).

Rocher Saint-Vincent

Rocher Saint VincentPour cette balade, on reste en Montagne Bourbonnaise mais on se dirige plutôt sur Lavoine, village de 150 habitants connu pour son horloge à billes (seulement 3 au monde !) et son Rocher Saint-Vincent (culminant à 975 mètres). Et c’est ici que je vous propose de grimper. Oui, ça grimpe un peu sur le rocher (ascension facultative) mais c’est une boucle de 8km accessible qui vous mènera au sommet du Rocher Saint-Vincent, donc, (sa vue panoramique, sa statue de la Vierge à l’enfant et sa statue de Notre-Dame de la Montagne), aux pieds des éoliennes du Chemin de la ligue (route empruntée par l’armée catholique lors des guerres de religions) et même à la « frontière » Allier/Loire (au col de Beaulouis). Le balisage, du départ jusqu’aux éoliennes est blanc/rouge puis jaune des éoliennes au retour à Lavoine. C’est une de mes randonnées préférées en Montagne Bourbonnaise.

L’Allier n’est peut-être pas le plus prisé des départements Auvergnats en termes de randonnées. Moi la première, je pars plus souvent dans le Puy-de-Dôme. Et pourtant, il y a de nombreux terrains de jeux accessibles à tous et toutes. Qu’on préfère les balades en forêt, à la campagne ou en montagne… il n’y a que l’embarras du choix. Ces 5 itinéraires n’étant qu’une petite sélection, j’espère qu’ils vous plairont, vous permettrons de passer un bon moment et, peut-être vous donnerons envie d’essayer d’autres circuits et de vous mettre définitivement à cette activité de plein air.

Porcianus Quest – Saint-Pourçain-sur-Sioule

A Saint Pourçain, qu’est-ce qu’on est bien
Y a des belles filles et du bon vin,
Petite ville, belle et tranquille,
C’est magnifique et sympathique.
A Saint-Pourçain, qu’est-ce qu’on est bien,
Quand tout le monde chant’ ce refrain,
Y a D’la musique qui claironne,
Des majorettes qui tourbillonnent,
Et nous, on joue de l’ accordéon.

Je ne vais pas me répéter, je vous en ai déjà parlé. Si vous aimez le patrimoine et/ou si vous avez envie de le (faire) découvrir de façon ludique, l’application Pepit03 est parfaite. Rappelez-vous, je vous la présentais il y a quelques mois. Et après 5 missions (réussie de manière exceptionnelle !), je crois qu’on peut dire que j’adore.

Un après-midi du mois de Juillet (non, je n’ai pas de retard dans la publication de billets…), je suis donc allée tester celle de Saint-Pourçain-sur-Sioule, une ville que j’aime beaucoup et que je traverse souvent sans vraiment la connaître. C’était l’occasion d’en apprendre un peu plus sur cette cité qui me fait parfois penser à Cusset… Pour ses cours, son marché du samedi matin… Et puis, ses caves… Et sa balade le long de la Sioule…

Grâce à ma Carte Touristique Pro d’Allier Tourisme (plus d’infos ici), j’ai fait une pause au Musée de la Vigne et du Terroir. Un petit musée caché dans une cour qui semble peu connu et couru mais très sympathique pour en apprendre plus sur le monde de la vigne.

En conclusion, Saint-Pourçain-sur-Sioule est une jolie petite cité. D’ailleurs, quelques semaines plus tard, lors d’une sortie avec la Team Allier Tourisme, j’y retournais pour une visite VIP des caves et du vignoble. Souvenez-vous, je vous en parlais ICI.

Patrimoine viticole

Hier matin, nous étions une vingtaine à nous retrouver à la Cave de l’Union des Vignerons de Saint-Pourçain-sur-Sioule pour une journée de découvertes de la cave coopérative, du Domaine des Bérioles (à Cesset), de ses vignes et de son nouveau balisage de petite randonnée. Cette journée, à l’initiative du CDT Allier Tourisme, a réuni quelques Ambassadeurs du 03 pour une journée conviviale à la rencontre d’acteurs du territoire.

Cave de l’union des vignerons

Nous avons commencé par une présentation du vignoble Saint-Pourçinois puis par celle de la Cave Coopérative (qui regroupe 80 viticulteurs), son histoire (elle a été crée en 1952), son fonctionnement. Le monde de la vigne et du vin m’était totalement inconnu, j’ai trouvé la visite et les explications intéressantes et accessibles. Nous avons poursuivi avec une présentation en vidéo. Et nous avons terminé avec une dégustation de vins locaux, issus de la coopérative. Vins accompagnés d’un peu de pompe aux grattons (une brioche garnie au gras typique de chez nous) histoire d’éponger un peu les fonds de verre que nous enchaînions. Je ne suis pas très vin rouge à la base, mais je ne suis pas contre un verre de blanc ou de rosé. Et ça a beau être local, je connais peu le vignoble de Saint-Pourçain (réparti sur 19 communes tout de même), AOC, issu de 5 cépages (le Tressalier propre à la région, le Chardonnay, le Gamay, le Pinot noir et le Sauvignon). La carte de la coopérative propose 25 crus (dont la célèbre Ficelle, la sortie étant prévue le 1er week-end de Décembre, nous la fêtons comme d’autres fêtent le Beaujolais nouveau) et nous en avons testé plusieurs. Il y en a que j’ai plus aimé que d’autres. J’ai fait quelques découvertes mais je resterai fidèle au Fringance, un rosé pétillant qui accompagne les desserts au chocolat et qui se boit comme du jus de raisin.

Et après un passage par l’espace de vente (je me suis laissée tenter par 2 bouteilles, Tendresse un blanc moelleux pour accompagner le foie gras et le fameux Fringance que j’imagine déjà avec une Forêt-Noire), nous avons pris la route pour Cesset, à quelques kilomètres de là, pour un repas (pâté aux pommes de terre, charcuteries et fromages…) accompagné d’un peu de vin et un après-midi au Domaine des Bérioles de Sophie, Jérôme (son mari) et Jean (son frère), viticulteurs indépendants.

Domaine des Bérioles

Evidemment, nous avons commencé par une dégustation (le maître mot de cette journée) accompagnée d’une Pompe aux grattons (what else ?). Sophie nous a également présenté son domaine de quelques 15 hectares, son vignoble (AOP) et sa nouvelle carte de balades oenotouristiques au milieu de ses vignes. Installés depuis 2011 sur l’exploitation familiale, Jean, rejoint par Sophie et Jérôme en 2015 sont en cours de labellisation Bio (pour 2019). Passionnés par leur(s) métier(s), ils ont à cœur de perdurer dans la tradition (les vendanges se font à la main) et de la partager. Nous avons pu tester, côté rouge, du Gamay et du Pinot noir et, si ma préférence va au Gamay, la place de 1er est attribuée au Tressaillé, du Blanc, évidemment. Et après une courte balade dans les vignes, nous avons goûté à 2 breuvages en cours de vinification. Dont le fameux bourru, en début de fermentation. C’est sucré et ça pique un peu. Comme un jus de fruits qu’on aurait laissé ouvert un peu à la maison et qu’on jette parce que « il pique ». Comme quoi, suffit de lui trouver un joli nom. Avant de repartir, nous avons dégusté encore avant de passer par la boutique. Des jus de raisin, pour ma part. Parce que, y’a pas à dire, quand tu achètes directement au producteur, c’est bien meilleur. Ce que j’ai aimé de cette visite ? La passion des vignerons, leur simplicité et leur ouverture aux autres. Au delà de l’aspect viticole, c’était une jolie rencontre.

Balades en Bérioles

Profondément attachés à leurs terres et au patrimoine dans son ensemble, Jean, Sophie et Jérôme ont ouvert leurs vignes aux promeneurs et autres randonneurs. Pour cela, ils ont mis à notre disposition 5 circuits de balades à pied, à cheval, en vtt (entre 3.5km et 14.8km) ou encore en voiture (une boucle qui passe par St-Pourçain, Chareil-Cintrat ou encore Louchy-Montfand), les Balades en Bérioles, entre viticulture, histoire, patrimoine et gastronomie.

Au milieu des vignes, avec vue sur toute une région (et même jusqu’à la Chaîne des Puys), nous avons pu faire une portion du circuit « Les clés du vignoble » (ayant un peu traîné aux dégustations et au repas, nous sommes partis un peu tard) et même goûté à quelques raisins rescapés des vendanges. Il faisait bon et beau, la compagnie était sympathique, les paysages étaient magnifiques, que demander de mieux ?

Une journée gustative mais surtout conviviale

C’était ma 4ème sortie avec la Team des Ambassadeurs et du CDT d’Allier Tourisme. Et elle tombait la même semaine que mon 1er anniversaire au sein de l’équipe. Si ce n’est pas un heureux hasard… J’ai retrouvé avec plaisir les blogueuses/instagrameuses que je suis au quotidien sur les réseaux sociaux, j’ai appris à connaître des Ambassadeurs que je n’avais pas pris le temps de mieux découvrir avant et j’ai rencontré de nouveaux membres fraîchement recrutés. Il y a un an, je ne pensais pas que je serais toujours là. Je ne pensais pas être autant attachée à ses échanges et partages du quotidien. Et, en toute franchise, je ne pensais pas être autant à l’aise dans ses sorties de groupe. Il y a une vraie bonne ambiance au cours de ses journées. Qu’on soit membre depuis le début ou non. Qu’on se connaisse dans la vraie vie ou non. C’était vraiment une très belle journée !

Merci à l’équipe du CDT pour l’organisation de cette journée ! Merci également à l’office de tourisme de St-Pourçain pour les cadeaux. Merci aux différentes personnes rencontrées sur les différents lieux de visite pour leur accueil et disponibilité ! Et merci à mes camarades Ambassadeurs pour leur bonne humeur ! On remet ça quand vous voulez…

Pour en savoir plus

CDT Allier Tourisme
Domaine des Bérioles
Balades en Bérioles
Cave de Saint-Pourçain

Melle Brunette
Alliés For Rêveurs

 

 

 

MuPop – Montluçon

Le musée qui se regarde aussi avec les oreilles

Dimanche après-midi, j’ai retrouvé une partie de mes camarades Ambassadeurs du CDT Allier Tourisme pour une visite VIP du MuPop, le Musée des Musiques Populaires à Montluçon. Depuis le temps que je parlais d’y aller…

Le MuPop, c’est quoi ?

Le MuPop, comme son nom l’indique, est un musée dédié à la musique. Aujourd’hui labélisé Musée National, il a fort évolué depuis sa création en 1959, dans les murs du Château des Ducs de Bourbon. A l’époque généraliste, il se nomme Musée de Montluçon et présente l’histoire locale à travers des collections assez variées, allant de la faïence à la vielle. La collection de vielles s’enrichit dans les années 1970/1980 et le musée devient alors Musée de la vielle. Jusqu’en 1993, date à laquelle le musée est doté d’une belle collection de cornemuses. Le Musée de la vielle devient plus généralisé et, avec l’exposition consacrée aux guitares électriques de 1997, s’oriente vers les musiques populaires. Depuis, le musée n’a de cesse d’élargir ses collections. Si bien que le Château est vite trop petit. Décision est prise de quitter les lieux et de s’installer non loin de là, dans les hôtels particuliers Méchain et Charnisay. Le projet est confié à l’architecte Philippe Tixier et le MuPop, entre tradition et modernité, est un mélange entre le passé et le contemporain. A 1ère vue, cela peut sembler fou ou inconscient et, pourtant, ça marche super bien. Le contemporain s’insère à la perfection dans ce quartier historique. Le MuPop a ouvert ses portes en 2013 et est vite devenu une référence nationale dans le domaine. Aujourd’hui, ce sont quelques 3500 instruments qui sont exposés, dont 2000 vielles/cornemuses/guitares électriques. Instruments auxquels il faut ajouter costumes de scène, extraits sonores ou vidéos, affiches, pochettes de disques, matériel électrique… Et si les chiffres donnent un peu le tournis, il est important de savoir que, seulement 40% des collections sont exposées au public ! Le MuPop est un lieu culturel qui s’est fixé notamment pour but de transmettre aux générations futures.

Les réserves

Dimanche après-midi, donc, nous avions rendez-vous sur l’esplanade du Château des Ducs de Bourbon pour commencer notre visite par les réserves du MuPop. Et quand je dis que nous étions VIP, c’est que ces réserves sont habituellement fermées au public, elles n’ouvrent que pour les Journées du Patrimoine (notez-le, ça vaut le coup !) et aux chercheurs et scientifiques. Et c’est le conservateur en personne, Eric Bourgougnon, qui nous ouvre les portes de son territoire (VIP, je vous dis). C’est ici que sont conservés (précieusement) les collections et documents originaux (comme des affiches). Mr Bourgougnon nous guide dans différentes pièces et nous explique l’histoire et le fonctionnement du musée, la marche à suivre pour les acquisitions, comment les inventorier (sur papier pour le côté légal, sur informatique pour le côté pratique) et comment conserver aux mieux les différentes pièces de la collection (ils fabriquent leurs propres emballages). Entre nous, on s’est un peu senti privilégié d’être ici. Pour ma part, je suis toujours frétillante de rentrer dans des coins un peu cachés, comme si je me faufilait sans vraiment avoir le droit d’y être. Autant vous dire que j’ai trouvé cela génial de pénétrer en ces lieux pour en apprendre un peu plus sur les coulisses (bien communes avec d’autres musées, en fait). Quand on visite un musée, on ne se rend pas vraiment compte du travail qu’il y a derrière, en amont. Et, entre nous, quand on imagine les réserves d’un musée, on imagine quelque chose de plus « Hollywoodien ». Ca fait du bien de remettre un peu les choses à leur place. Sans pour autant être déçu, en fait. J’ai adoré. L’après-midi commençait bien.

Les parcours… musical et instrumental

En sortant des réserves, nous nous sommes dirigés vers le MuPop à proprement parlé où nous avons été accueillis par Emilie, notre guide pour la visite des collections. On commence par s’équiper de casques et de petits boîtiers… Y’aurait-il des choses à écouter ? Hum, bien possible… On se dirige ensuite vers l’ascenseur de verre (Roald Dahl n’a rien inventé, en fait !) pour monter sur le Parcours Musical, véritable fresque historique. Dans la salle des Musiques du Monde Rural, des vitrines arrondies présentant des scènes de vie locale (travaux des champs, fêtes, veillées…) avec la cloche de Souvigny au milieu (et c’est rigolo, ça me fait penser à la Liberty Bell de Philadelphie)… A peine arrivé, je sais que je vais en prendre plein les yeux. Et les oreilles. Vous vous souvenez du petit boîtier qu’on vous remet à l’entrée ? Bah, c’est le moment de l’allumer. Et de pointer vers les plaquettes d’explications pour écouter des extraits sonores. Et je trouve ça chouette, chacun peut aller à son rythme, écouter ce qu’il veut, quand il veut et même arrêter si ça ne lui plait pas. Vient ensuite la salle des Fanfares et harmonie avec ses cuivres partout, dans des vitrines et pendus au plafond… Et sa bande son comme si on y était. Puis celle du Bal Musette avec un vrai parquet et un film vidéo, pour s’y croire vraiment. J’avoue, je crois que c’est ma salle préférée. D’ailleurs, j’ai sautillé et tapé des mains en disant « oh, j’adore ! ». Limite pire qu’à Disneyland, en fait. Nous sommes pris par le temps (notre programme est encore chargé), il ne nous ai donc pas possible de trop nous attarder mais, déjà, je sais que je reviendrai. Nous poursuivons avec la reconstitution de la chambre d’ado des années 60/70, les yéyés, le Golf Drouot… dans le Virage électrique. Nous continuons avec l’Ere de la Pop et son mur de pochette de disques, ses extraits vidéos de concerts… Maintenant, je peux même dire que j’ai vu Joe Cocker à Woodstock. Ou presque, hein. Dans la salle suivante, celles des Années 80, c’est le coup de vieux assuré. Dans les vitrines, nombre d’objets que nous avons utilisés dans les années 1980/1990. Oui, j’ai déjà utilisé un Minitel (même s’il était déjà en fin de vie, en ce qui me concerne). Oui, j’ai eu un baladeur cassette (et le crayon qui allait avec) pour écouter ma K7 de Roch Voisine en 1989. Cette salle, c’est aussi la reconstitution d’un local de répétition Punk et même si je n’ai pas connu cela vraiment, ça ne m’est pas totalement inconnu. Mais le temps passe…

Emilie nous conduit ensuite sur le Parcours Instrumental. Au programme, des vitrines de vielles (magnifiques pièces !), des cornemuses qu’il est intéressant de comparer selon les époques ou les régions, des guitares électriques (beaucoup !) (et des qui brillent), des reconstitutions d’ateliers, des noms plus ou moins connus (Selmer, Stimer, Manu Dibango…)… Et, toujours, des extraits sonores à écouter grâce au petit boîtier. Certaines vitrines sont grandioses. De part leur taille. Et de part les objets qu’elles contiennent (leur nombre, leur origine, leur « précieuseté »…).

Ces parcours (musical et instrumental) sont vraiment interactifs. On évolue dans différents univers en pleine immersion. La scénographie de Pascal Payeur nous invite à une vraie expérience musicale où tous les sens (ou presque) sont en éveil… l’ouïe, la vue, le toucher. Tout est si fonctionnel et intuitif. Il faut absolument que j’y revienne !

L’espace médiation

Nous sommes ensuite attendus à l’ Espace Médiation (côté Hôtel Charnisay) (la cour intérieure est trop mignonne !) par Arnaud Lavergne. Cet espace est dédié aux ateliers pédagogiques animés par des médiateurs ou des animateurs extérieurs, notamment pour le public scolaire ou d’accueil de loisirs. Nous y sommes invités à découvrir au plus prés les instruments. Nous pouvons les regarder, les manipuler, les essayer (non, n’insistez pas, je ne montrerai pas mes petits camarades dans l’action), les comparer, poser des questions… C’est une façon de terminer la visite sur une note plus active.

L’exposition temporaire

Après avoir pris un petit rafraîchissement (bienvenue), nous nous sommes mêlés aux visiteurs en rejoignant l’espace dédié à l’exposition temporaire. Espace de 270 mètres carrés modulables pour caler au mieux aux besoins des mises en scène, il est en ce moment occupé par La voix, l’expo qui vous parle. Nous avons pu déambuler à notre guise. Sans plan de visite précis. De panneaux explicatifs en « bornes » jeux et expériences, le visiteur est invité à jouer avec sa voix. Ou celle des autres. Franchement étonnant. Et hyper ludique. (et je me rends compte en écrivant cet article que je n’ai fait aucune photo de cette exposition temporaire, il faudra me croire sur parole quand je vous dis que c’esy bien fichu)

En conclusion…

C’est ici que notre visite se termine. Et, comme d’habitude avec la Team du CDT Allier Tourisme, j’ai passé un très agréable moment (plus de réserve, je me sens de plus en plus à l’aise). C’était vraiment chouette de faire cette découverte avec eux. Car pour moi, oui, c’en était une. Comme pour ma copine Aleaudevichy qui vous raconte sa visite ICI. Ouvert il y a 5 ans, je ne connaissais pas le MuPop. J’ai découvert un lieu où il fait bon déambuler (prenez quand même un gilet, pour des soucis de conservation, il y fait frais), en ouvrant grand ses oreilles. J’ai adoré ! C’est sûr, je reviendrai. En m’attardant un peu plus dans certaines salles. Et en me gardant un peu de temps pour me promener dans le Vieux-Montluçon. Merci le CDT pour l’organisation de cette visite ! Merci le PuPop pour leur accueil et leur disponibilité ! Et merci à mon camarade Thierry pour avoir jouer le rôle du chauffeur !

Informations pratiques :
MuPop
3 rue Notre-Dame
03100 Montluçon
04 70 02 19 60
http://www.mupop.fr

Horaires
10h00 / 19h00 du 1er Juin au 31 Août du mardi au dimanche
14h00 / 18h00 du 1er Septembre au 31 Mai du mardi au dimanche

Expo La voix, L’expo qui vous parle
Du 6 Avril au 18 Novembre 2018 aux horaires d’ouverture  du MuPop

Tarifs
Plein tarif : 7.50 euros, dégressif selon l’âge (gratuit pour les moins de 6 ans)
Tarif réduit : 5 euros

Street Art City – Lurcy Levis

Si je vous dis « Street Art », vous me répondez ? New York ? Berlin ? Peut-être Melbourne, Los Angeles ou Saö Paulo ? Que nenni ! Le street art, c’est ici que ça se passe. Ici, à Lurcy-Lévis.

Quand Gilles et Sylvie Iniesta ont acheté cet ancien centre de formation des PTT en 2003 (en même temps que le Château de Béguin, rénové et revendu depuis), ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils allaient en faire. Laissés à l’abandon depuis 1992, les bâtiments étaient loin d’avoir livrer leur potentiel. Jusqu’à un jour de Janvier 2015… Quand Sylvie a eu une sorte d’illumination. Ces murs étaient prêts à briller. Il ne leur manquait que la couleur. Et pourquoi pas du tag, du graffiti, du street art ? Et c’est ainsi qu’est né Street Art City. En pleine campagne bourbonnaise, certains diront que c’était un pari osé…

 

 

 

Un site unique dédié à l’art

Les chiffres donnent le tournis. 22 000 mètres carrés de murs et façades, 13 bâtiments, 10 hectares de terrain… Et une infinie de possibilités sur un chantier en perpétuel mouvement. En extérieur. Et en intérieur. Alors que nombre de sites dédiés au Street Art sont voués à la démolition, ici, et même si certaines fresques seront un jour recouvertes (le tag est un art éphémère), on garde les murs. C’est ce qui fait de Street Art City, un lieu unique. Depuis 2016, les artistes se succèdent pour exprimer leur art. Durant 1 semaine ou 3 semaines, ils sont en immersion totale pour créer. Logés et nourris, ils trouvent ici la bienveillance et tout le matériel qui est nécessaire à la pratique de leur art… Gilles et Sylvie ont créé une véritable Villa Médicis du Street Art. Sans contrainte ou presque. S’ils ont fait appel à un collectif d’artistes la 1ère année, depuis, les demandes spontanées sont de plus en plus nombreuses. Venus des 5 continents, 80 à 85 artistes pourront être accueillis cette année. Il règne dans ces lieux une formidable énergie créatrice, ça « grouille » de vie et de talent.

Grâce au CDT Allier Tourisme, j’ai eu la chance de participer à une visite du site. Avec mes camarades Ambassadeurs (je vous parle de cette aventure ici), nous avons été accueillis par le propriétaire des lieux en personne, Gilles (bien plus qu’un propriétaire) (bien plus qu’un mécène) qui nous a dressé un portrait passionnant du Street Art City avant de nous emmener pour une visite guidée. De façade en façade, à chaque coin de bâtiment, nous en prenons plein les yeux. C’est un véritable feu d’artifices de couleurs. J’ai adoré ! Et si Gilles nous raconte les histoires de ces fresques, il n’en dit pas trop. Afin de les appréhender et apprécier avec nos émotions personnelles. A chacun d’interpréter ce qu’il voit. Et c’est beau. C’est beau dedans. C’est beau dehors. C’est beau grâce aux œuvres. Et c’est beau grâce aux gens.

 

 

 

L’hôtel où l’on ne dort pas

Puis nous nous sommes dirigés vers l’Hôtel 128 (sagement) (mais avec une certaine appréhension en ce qui me concerne… on nous a distribué des lampes frontales !) (autant dire que je ne faisais pas la fière) (et je crois que ça s’est vu). Hôtel 128 comme les 128 chambres. Désaffectées depuis bien longtemps, les chambres sont livrées aux artistes qui prennent possession des lieux, des sols aux plafonds en passant pas les placards et les salles de bain. Une façon de s’immerger totalement dans l’univers de l’artiste. Et d’une pièce à l’autre, ce sont des univers bien différents que nous découvrons.

 

 

 

Si certaines oeuvres (je ne mets pas plus de photos des œuvres à l’intérieur, c’est interdit) m’ont interpellée positivement (par le thème abordé, la technique utilisée ou les couleurs choisies), j’avoue, certaines pièces m’ont plutôt « dérangée » voire même, mise mal à l’aise. C’est parfois un peu sombre. Quant au sujet, aux couleurs ou à l’abondance de matières. Je me suis parfois sentie oppressée en entrant dans une chambre. C’est le jeu et c’est intéressant aussi de pouvoir échanger avec d’autres visiteurs sur ce qui nous a plu. Ou non. La journée s’est terminée, en toute convivialité, autour d’un chocolat/café gourmand. Avant de reprendre la route sous la pluie…

Une visite exceptionnelle

En toute franchise, lorsque j’ai reçu l’invitation du CDT, hormis l’envie de partager un moment avec mes collègues Ambassadeurs, c’est la curiosité qui m’a poussée à accepter. Du Street Art, je ne connaissais pas grand chose. Pour moi, ça se limitait aux tags qu’on voit sur les piliers des ponts ou le long des voies ferrées. J’assume mon ignorance. Et, au final, j’ai été agréablement surprise. Je ne m’attendais pas à aimer autant. Les superlatifs ne sont pas assez nombreux. Je n’hésite pas à parler de coup de cœur. Carrément. Tant pour les lieux en eux-mêmes, les fresques mais aussi l’histoire du complexe, que le personnage de Gilles (un homme passionné et passionnant !) (un homme d’une grande générosité mêlée à une grande ouverture d’esprit), la mentalité du concept (la priorité c’est l’art et l’artiste) ou les artistes rencontrés. Et c’est tellement incroyable de trouver cela ici, dans l’Allier. Nous y avons passé 3h et nous n’avons pas vu le temps passer. Qu’on soit amateur de Street Art ou simple curieux, on ne reste pas insensible. Ce fut, à titre purement personnel, une expérience exceptionnelle.

Merci à Gilles et Sylvie pour ce beau moment de partage. Merci aux artistes (Zeso et Kelkin) (cliquez sur leurs noms pour accéder à leurs profils Instagram) pour leur disponibilité. Merci à Allier Tourisme d’avoir rendu cette visite possible. Et merci à mes collègues Ambassadeurs pour leur bonne humeur.

Tarifs et horaires : ICI
Les visites des copines : A l’eau de Vichy, Elody loves travel, Melle Brunette, Magic Orange Plastique Bird, Dans le sillage d’Anne, Delfie

Team Ambassadeurs 03

Depuis plusieurs mois déjà, je croisais régulièrement, sur les réseaux sociaux, cette annonce disant « Devenez Ambassadeurs touristiques de l’Allier ». Et puis, un jour, j’ai cliqué. Je suis allée voir ce que c’était. Pourquoi ? Pour qui ? J’ai postulé. Le lendemain, je recevais une réponse. Et quelques échanges plus tard, j’avais un rendez-vous à Moulins, dans les locaux du Comité Départemental du Tourisme de l’Allier.

Ce rendez-vous, c’était la semaine dernière. Et après 1h de route dans le brouillard (je ne voyais pas plus loin que le nez de ma Twingo), je rencontrais Alice, Cécile et Luc-Olivier. 30 minutes plus tard, je repartais et j’étais Ambassadrice de l’Allier. Et, accessoirement, chargée d’un joli cabas rempli de trucs sympas. Sympas dans le genre sac à dos, brochures et goodies.

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Mais c’est quoi ce programme d’Ambassadeurs de l’Allier ? T’en parles mais tu ne dis pas ce que c’est…

Un Ambassadeur c’est quelqu’un qui vit sur le territoire. Ou qui le connaît bien. Dans ce cas précis, l’Allier. C’est quelqu’un qui aime son territoire. Et on ne peut pas dire que je n’aime pas, hein. C’est quelqu’un qui a envie de faire connaître son territoire, qui a envie de partager ses bons plans, ses idées, ses bonnes adresses… Ce que je fais déjà, en fait. Et puis c’est quelqu’un qui a envie d’échanger avec d’autres passionnés, d’autres amoureux. Parce que tout seul dans son coin, c’est un peu triste. Et puis, donner des idées, des envies… c’est aussi en recevoir en retour. Vous voyez où je veux en venir ?

Et ça m’a vraiment séduite ce programme ?

Un peu, oui. Même beaucoup. Carrément, en fait. Le CDT a vraiment à cœur de mieux faire connaître l’Allier au plus grand nombre. Donner envie de venir (faut pas se mentir, hein, si on peut faire marcher l’économie locale, on va pas se priver). Faire connaître et faire aimer. Parce que, vous voyez, l’Allier souffre un peu de préjugés (rien à voir, rien à faire… pas joli, pas animé… triste, froid…). C’est dommage. Il faut changer ça ! Et le CDT, il s’est dit que nous autres, habitants du territoire, on pourrait bien les aider dans cette mission. Et, dans les jolies têtes bien faites là-haut au Château de Bellevue, chez Allier Tourisme, ça bouillonne d’idées à mettre en place et/ou approfondir. Et moi, je suis ravie d’avoir été invitée à faire partie de l’aventure. Parce que, ça, ça me parle.

Et si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur le site ALLIER TOURISME, la page des Ambassadeurs, inscrivez-vous à la newsletter d’Aurélie (et pour celles et ceux qui se posent la question… oui, il y a une vraie Aurélie derrière) et suivez-les sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Youtube et Twitter). Et pour me suivre, moi, c’est sur Facebook (la page est toute neuve) et Instagram.