Jean-François Zygel improvise sur Bach

Lundi soir, sitôt sortie du boulot, j’enfilais mon costume d’Ambassadeur de Territoire Riom-Limagne et je prenais la direction de la Salle Dumoulin à Riom où j’étais invitée par l’Office de Tourisme de Riom et le festival Piano à Riom (Merci !) pour le spectacle de Jean-François Zygel.

Piano à Riom est un festival de musique pianiste (comme son nom l’indique, sont pas cons à Riom !) qui recevait cette année André Manoukian et Jean-François Zygel. Entre autres. Au programme… piano, découvertes, jazz, diversité, accessibilité, flamenco, surprises, émotion, rencontres, sensibilité, jazz…

Jean-François Zygel (Victoire de la Musique en 2006) est un formidable pianiste improvisateur. Il est notamment connu pour son émission télé musicale La Boîte à Musique sur France 2. Entre autres.

Alors, soyons honnêtes, je n’y serais pas allée de moi-même. Déjà parce que, Piano à Riom, je n’en avais jamais entendu parler. Je rappelle que Riom est à 30 minutes de chez moi et que cette édition était la 31ème. Il y a comme un problème, je dirais. Et puis, sincèrement, j’aime bien, oui mais… chez moi et pour des sessions relativement courtes. Et puis, après une journée de boulot ? Sachant que la semaine serait longue et chargée ? Mais cette invitation c’était l’occasion de sortir de ma zone de confort. J’ai donc accepté. De Zygel, je ne connaissais que quelques extraits de son émission. De Bach, je connaissais le Prélude en ut majeur et c’est à peu près tout. Autant dire que cette soirée ce n’était pas du 100% découverte mais presque. Et j’ai aimé.

Jean-François Zygel est aussi talentueux que passionnant. J’avais peur de trouver cela un peu long mais c’est bien passé. J’irais même jusqu’à dire que c’était trop court. Jean-François Zygel sait rendre la musique classique intéressante. Chaque morceau étant introduit par une anecdote sur Bach. Zygel est, lui aussi, un génie. Tant d’un point de vue composition (il improvise vraiment, là ?!?) que du point de vue interprétation (d’une main il pianote sur le clavier, de l’autre il pince ou frotte les cordes) (oui, il met la main dedans !). Je ne regrette pas d’avoir dit oui. D’autant que la salle Dumoulin est plutôt chouette (j’y avais un abonnement cette dernière saison culturelle).

Je ne suis peut-être pas devenue une grande fan de Bach mais je vais continuer mes morceaux préférés et voir si je trouve quelques vidéos de Jean-François Zygel pour poursuivre ma découverte. Il sait vraiment rendre la musique classique accessible et, rien que pour ça, il mérite d’être applaudi.

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Sur un air de Jersey Boys – ASCM

Vous connaissez Broadway ? Oubliez ! Le temple de la comédie musicale est ici, dans l’Allier. Au cœur de cette petite commune de 265 habitants (recensement 2014), SANSSAT.

Tout a commencé en 1998 sur la petite scène du théâtre du village avec Les Misérables, spectacle qui fut présenté en 1999. Equipe réduite. Matériel réduit. Mais une grosse envie de faire plus. Mieux. Plus grand. Tous les 2 ans, un nouveau spectacle. En plein air. Sur la place du village. Et, depuis 2013, en 100 % live. Comédiens, chanteurs, danseurs, musiciens et artificiers. 4 dates par an, des mois de travail et de préparation, un investissement de chaque instant et quelques sacrifices. Des artistes amateurs et bénévoles. Passionnés. Impliqués de la 1ère répétition à la dernière représentation. Sur scène et dans l’ombre. Du talent, de la bonne humeur, de la générosité, de l’enthousiasme… Tel est le secret de la réussite. Une réussite amplement méritée, si vous voulez mon avis. Chaque show est unique. Vous pouvez voir le spectacle 2 soirs de suite, vous ne passerez pas 2 fois la même soirée. C’est la 3ème comédie musicale à laquelle j’assiste. Après Grease, Sister Act, cette année c’est un voyage musical avec Frankie Valli et les Four Seasons qui nous est proposé. De grands tubes en titres moins connus, c’est l’histoire des Jersey Boys en un spectacle de 3h sans temps morts, sans coups de mou. Ces artistes ont la pêche du début à la fin. Et même avant (ils assurent la 1ère partie, la vente des billets, la circulation aux parkings, la buvette…). ou après (ils viennent à la rencontre du public avant même que les lumières soient rallumées). De l’amateur niveau professionnel. A tous les niveaux. A la scène comme à la ville.

J’y suis donc allée samedi soir. Avec un goûter et un livre. Il faut y aller tôt, il faut bien s’occuper. Un gouter, un livre et une veste et un châle. Parce que oui, malgré l’ambiance, les nuits sont fraîches à la campagne. Et j’ai aimé. Beaucoup. Non, j’ai grave kiffé, en fait. D’un bout à l’autre. C’était TOP. Et je crois même que c’était encore mieux que les années précédentes. C’est dire. Tant sur les musiques que les chants ou les danses. Ils ont assuré. Sans trac (visible, en tout cas), avec assurance et énergie et sans retenue.

Il reste 2 dates cette année. Vendredi et samedi soirs prochains. A 22h, dans le Bourg de Sanssat (cherchez pas, y’a rien d’autre que le bourg, vous ne pouvez pas vous tromper). Pas de réservation, vous y allez (moyennant 17 euros -adulte et plus de 12 ans- 6 euros -enfants de 6 ans à 12 ans- gratuit pour les moins de 6 ans), vous vous installez et vous profitez. Vous verrez, ils sont magnifiques !

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