Lac Servières et Col de l’Ouire

_20190516_134243Il y a les balades préférées. Celles qu’on peut faire et refaire. Notamment les jours sans inspiration. Celles qu’on choisit quand on a envie d’aller se promener sans savoir où. Ces jours-là, on mise sur des valeurs sûres. Et puis, certains jours, on se sent un peu plus téméraire, tendance aventureux. Et on part sur quelque chose de nouveau. Un itinéraire choisi un peu au hasard dans un guide ou sur Visorando. Cette courte et accessible randonnée au départ du Lac Servières qui passe au pied du Col de l’Ouire et sur le flanc du Puy de l’Aiguiller, c’est comme cela que j’y suis arrivée. J’ai choisi un nom de ville/village (Orcival) et j’ai laissé le moteur de recherche travailler. J’ai cliqué sur le 3ème lien proposé par Visorando (les 2 premiers choix étaient trop longs pour une demi-journée), j’ai pris mon sac et je suis partie. Et, après les photos, je vous dis pourquoi c’est un itinéraire qui entre dans la catégorie des « à refaire ».

Le départ se fait du Lac Servières, un endroit que j’aime beaucoup (hors juillet/août… rapport au peuple). Facile à trouver donc et accessible grâce au parking. On commence par entrer dans la forêt (mais ce n’est pas oppressant) avec, en fond sonore, les oiseaux et le ruisseau qui coule en contrebas du sentier. Ce n’est pas bien compliqué et c’est fort agréable. Jusqu’au Col de l’Ouire. Et son Puy de l’Ouire arrondi, base d’envol pour parapentistes. Bien cachés, on devine Roche Tuilière, Roche Sanadoire (je me suis avancée un peu sur le sentier hors-circuit pour les apercevoir) et Lac de Guéry. Là, c’est parti pour une petite ascension sur le Puy de l’Aiguiller. Ça grimpe un peu, le chemin est caillouteux (des cailloux qui font des croche-pattes !), boueux et peu dessiné mais votre effort est récompensé si, arrivé aux rochers, vous allez voir sur les crêtes… La vue sur le Guéry et les monts du Sancy. Ce jour-là, il faisait fort vent, je n’ai pas pu rester longtemps mais je m’y serais bien vue avec un pique-nique. Dommage, je vais être obligée de revenir pour en profiter davantage. De l’autre coté, la vue sur le Puy-de-Dôme et ses voisins n’est pas moche non plus. Le temps couvert ne permet pas d’en apprécier pleinement le potentiel mais c’est beau, promis. Je ne me suis pas attardée, rapport au vent, et j’ai pris le chemin de la descente. Là, j’ai commencé à croiser des gens. Ils faisaient le parcours en sens inverse. C’est tout à fait possible mais, personnellement, je préfère commencer par ce qu’il y a de moins « joli » (la forêt, ici) et terminer par les vues dégagées, les panoramas et le « wahou ». Bref. La descente est assez longue. Mais en pente douce, on pourrait parler de faux-plat descendant. Un petit raidillon puis une courte descente un peu plus raide et c’est le retour au Lac Servières (avec la Chaîne des Puys derrière). On contourne le lac coté plage, on passe devant les chalets (je rêve de m’y installer) et c’est retour au parking. En suivant le balisage orange (ou flèche jaune) du départ au Col de l’Ouire puis blanc/rouge jusqu’à l’arrivée, on en est à 11,5 km (descriptif complet sur Visorando sous l’intitulé « La haute vallée du Sioulot »).

Pourquoi j’y retournerai ? Parce que la vue de l’Aiguiller est magnifique, le Guéry d’en haut me plait beaucoup. Parce qu’on évolue dans les grands espaces et l’air (je choisirai juste un jour moins venteux). Parce que la vue (d’en haut) sur Servières avec les Puys derrière, on ne l’a que lorsqu’on s’éloigne du lac. Parce que je ne suis pas montée au Puy de l’Ouire (j’ai renoncé à cause du vent) et que je le regrette. Parce que la balade est accessible (quand on a la forme mais pas trop) et qu’elle en met quand même plein les mirettes. Et parce que, hormis le lac, ça n’a pas l’air très fréquenté. Un lac, un peu de (petite) grimpette, une vue sur les monts du Sancy et la Chaîne des Puys, des espaces dégagés… Cette boucle avait tout pour me plaire. Et elle a tenu ses promesses.

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Roches Tuilière et Sanadoire

Sans titre 2Quand je pars en randonnée du côté du Lac de Guéry, je ne manque jamais d’aller au fond du parking pour aller saluer, du promontoire, les Roche Tuilière (qui fournissait la matière première pour la confection des tuiles) et Roche Sanadoire (qui doit son nom au bruit qu’elle fait lorsqu’on la cogne). La vue façon Terre du Milieu est époustouflante. Je crois qu’on peut dire que, non seulement elles m’impressionnent, mais en plus, elles me fascinent. Et chaque fois que je passe devant le petit parking (sur la D983 entre Orcival et le Lac de Guéry), point de départ d’une randonnée qui permet de descendre jusqu’aux pieds des roches, je me dis qu’il faut que j’essaye.

Depuis fin Avril, c’est chose faite. Mais je crois que j’en attendais trop, je suis remontée déçue. Pourquoi ? Parce que ça manque de vues dégagées sur les roches. On les voit bien, mais de loin. Sinon, la végétation est trop serrée pour qu’on puisse y voir grand chose. La randonnée comporte quelques passages sympathiques (et d’autres franchement compliqués) (punaise, ça grimpe !) mais ça n’a pas suffit pour me charmer.

Je refais souvent les balades que j’ai aimé (comme celle du Pavin, celle du Pariou ou celle du Puy des Gouttes par exemple) mais celle des Roches n’en fera pas partie. Tant pis. Pour une boucle de 9 km (évaluée 2/5 par mon guide, j’aurais mis un 3 en raison des quelques bonnes grimpettes), rendez-vous sur Balirando (visorando vous propose une variante de 11 km).

Du Pavin au Montcineyre

Attention, coup de cœur !

Le Lac Pavin, je connais (et je vous en ai déjà parlé ICI). J’y suis allée plusieurs fois. Pour faire seulement le tour du lac. Ou pour faire une plus longue boucle. En passant par le Puy Montchal et l’Estive-Bessarde. J’aime beaucoup cette randonnée de 8 km (parking en sortant du rond-point quand on vient de Besse direction Lac Pavin et accéder au départ en montant la route jusqu’à l’auberge, difficulté 3/5) mais 8 km, ça commence à faire court pour moi. Et c’est en cherchant à la rallonger un peu que j’ai vu que le Lac Montcineyre n’était pas loin. Banco ! En plus, le Montcineyre, si j’ai croisé quelques photos sur Instagram, je ne connaissais pas.

Je suis partie de Vichy dans le brouillard. Croisant les doigts pour que ce soit mieux dégagé en altitude. Plus j’approchais, plus il faisait beau. En gros, il faisait une météo parfaite pour la randonnée. Du soleil et un beau ciel bleu, un temps doux et sec avec un léger vent… Le bonheur au naturel, quoi. Sans filtre.

J’ai suivi le balisage jaune du départ, en passant par Puy Montchal (la vue !!!) jusqu’au Creux de Soucy (accès interdit) où je l’ai quitté pour rejoindre le Lac de Montcineyre (suivre le fléchage). A la sortie du bois… Wahou ! On se retrouve sur un immense et magnifique plateau d’estive. Que je les aime ces grands espaces dégagés ! C’est plus ou moins plat jusqu’au lac, sur un sentier bien dessiné. Des champs de jonquilles à perte de vue, des rapaces qui tournent au-dessus de nos têtes et, au bout du chemin, le Lac de Montcineyre. Clairement, ce n’est pas exceptionnel comme endroit mais il a le mérite d’être moins fréquenté (= il n’y avait personne) et pour une pause casse-croûte, c’est bien agréable. Le retour se fait par le même chemin, sauf qu’on a les sommets du Sancy en face, cette fois. Arrivés au dernier passage canadien, on file sur la droite et on avance sur ce chemin jusqu’à l’Estive-Bessarde (déjà un peu plus peuplée) pour retrouver le balisage jaune et le retour au Pavin (et après avoir été seule tout du long, me retrouver dans la civilisation a été brutal). En résumé, on arrive à presque 14 km de balade. Une distance déjà plus acceptable pour moi. J’ai mixé 2 itinéraires (la 2ème et la 3ème dans les liens ci-dessous). Mais vous pouvez seulement faire le tour du lac (en 1h, sur le 1er sentier principal avec quelques passages boueux ou rocheux), faire la randonnée de 8 km (ça grimpe en quittant le lac pour rejoindre le Puy Montchal et le sentier est escarpé sur l’ascension) ou partir de Besse (je vous conseille également de visiter le village).

Liens utiles : Balade de 3km, Randonnée de 8 km, randonnée de 12 km (mais sans passer par le Puy Montchal), randonnée de 12 km (au départ de Besse-en-Chandesse)

Du Lac de Guery à la Banne d’Ordanche

Le Lac de Guery, c’est bon, je connais. Je vous en ai parlé ICI, La Banne d’Ordanche, je connais aussi. Je vous en ai parlé ICI. Mais je n’avais encore jamais relié les 2. Pour la boucle, il faut compter dans les 13 km. Sauf si, comme moi, vous vous trompez (je voulais passer à la cascade) et devez faire un détour pour rattraper le balisage (et, petite fierté, je me suis repérée sur une carte). Bref. J’ai fait 2 km de mieux mais, peu importe, c’était tellement chouette que je n’ai pas compté les kilomètres. Ou, plutôt, je les ai oublié.

La balade le long du Guery (et ses pêcheurs), la montée sur la Banne d’Ordanche (pas compliquée mais venteuse), la vue du sommet du Puy Gros (un peu plus escarpée), errer au milieu des ruines de la ferme du Puy May (impressionnant et hors du temps), la liberté de se trouver au milieu des grands espaces (et respirer à s’en faire exploser les poumons), les crocus qui perçaient dans la neige (et faire attention de ne pas les écraser en s’installant pour le casse-croûte), le Puy de Dôme sortant de derrière une montagne (et rêver de construire une cabane en bois pour m’installer ici en plein milieu du plateau)… Cette balade fut un vrai coup de coeur. Du début à la fin.

 

J’avais eu une grosse semaine chargée et éprouvante, prendre l’air du Sancy m’a fait un bien fou. C’est un coin d’Auvergne que j’affectionne particulièrement. Je suis toujours certaine d’y trouver ce que je cherche et/ou ce dont j’ai besoin. C’était une belle journée. Et, pour les détails, rendez-vous sur visorando, ICI.

Vallée de Chaudefour

Si j’aime grimper et voir les grands espaces d’en haut, j’avoue aussi aimer me trouver au milieu d’un grand espace et être entourée par les montagnes. C’est une sensation totalement différente. Au sommet d’un volcan, je me sens forte, conquérante, limite invincible. Dans la Vallée de Chaudefour, je me sens toute petite, pas forcément fragile mais carrément insignifiante. Vous voyez ce que je veux dire ? C’est particulier comme sensation et, parfois, c’est bien de se remettre un peu à sa place. Au final, l’être humain n’est pas grand chose face a cette nature et on le ressent bien au creux de la Vallée de Chaudefour. Bref.

Fin Février, il n’y avait déjà plus beaucoup de neige sur les sommets mais il en restait suffisamment en fond de vallée pour en profiter. C’est un endroit tellement beau en hiver. Tout est si calme, silencieux, immaculé… Je dis ça mais j’adore la vallée en été quand les possibilités de balades sont plus nombreuses. Ou plus accessibles, en fait. Que ce soit pour grimper jusqu’aux crêtes ou monter jusqu’aux cascades (de la biche, par exemple). Amateurs d’escalade, la Dent de la racune n’attend que vous.

Je me gare sur le parking de la Maison de la Réserve (plus d’infos sur le site ICI ou ICI) (la Vallée de Chaudefour est une réserve naturelle, ce qui implique quelques règles, renseignez-vous et n’y faites pas n’importe quoi) et je vais jusqu’au cirque de la Vallée en passant par la cascade de la Pérouse et la Source Saint-Anne. Au milieu, j’ouvre grand mes poumons et je respire un bon coup en admirant le massif et les dykes (pics rocheux) puis je prends une direction, je fais demi-tour, je pars ailleurs et je redescends… Bref, j’explore. Je profite. Je savoure. Et je répète inlassablement que c’est beau et que j’ai de la chance d’être là.

C’est une balade dont je vous ai déjà parlé ICI et ICI. Mais si vous préférez faire le tour par les crêtes, les infos sont, entre autres, ICI.

Lac Servières

Lorsque je quitte le Lac de Guéry, je fais toujours un arrêt au Lac Servières, à quelques kilomètres de là. Ce serait franchement con de ne pas s’arrêter, je passe devant. Et le Lac Servières est un endroit que j’aime beaucoup également. La balade (un peu plus de 2km super faciles) est très agréable. Fin Décembre, donc, après le Guéry (je vous montrais les photos il y a quelques jours ICI), direction le Servières. Où la lumière peut être merveilleuse…

A 1202 mètres d’altitude, le Lac Servières (sur la commune d’Orcival), d’origine volcanique (ah oui ? le volcanisme en Auvergne, tiens donc…) mesure dans les 15 hectares (pour 26 mètres de profondeur) et est entouré de pins, de tourbière et de plateau d’estive. En été, il y a du monde (trop de monde) (du monde qui s’en fiche qu’on ne doive pas s’y baigner !) mais j’aime cet environnement. Et puis, si j’aime tant Servières c’est, je crois, pour ces chalets (propriétés de Michelin) où, oui, il m’arrive de rêver de m’installer…

Et si vous voulez un aperçu version hiver, vous pouvez (re)lire l’article de l’an dernier, ICI.