Puy de Paugnat

Une case de plus à cocher dans la liste des Puys à découvrir… Le Puy de Paugnat, non loin de Volvic et Charbonnières-les-Varennes. Et, une fois, n’est pas coutume, c’est une déception.

Ne connaissant pas le secteur (hormis Tournoël à Volvic et Veygoux à Charbonnières), je ne m’attendais pas à grand chose mais le tracé, quand on a l’habitude de grimper et de parcourir les grands espaces, n’offre que peu d’intérêt. Le sommet du Puy (moins de 900 mètres d’altitude), s’il offre une jolie vue plongeante sur la carrière de pouzzolane (plate-forme aménagée) se trouve à seulement 1,5km du point de départ, le reste n’étant que de la balade dans les bois et les champs, sur un terrain plat ou descendant bien dessiné. Et même si on traverse un joli espace dégagé avec vue sur les Puys voisins, clairement, ça manque de difficulté et d’attrait.

Au départ du bourg de Paugnat, parking devant l’école, en suivant le balisage jaune pour une balade facile de 10km (le descriptif donnait 3h, j’ai mis 2h50 sans me presser et en m’arrêtant régulièrement pour cueillir des fleurs).

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Lac Servières et Col de l’Ouire

_20190516_134243Il y a les balades préférées. Celles qu’on peut faire et refaire. Notamment les jours sans inspiration. Celles qu’on choisit quand on a envie d’aller se promener sans savoir où. Ces jours-là, on mise sur des valeurs sûres. Et puis, certains jours, on se sent un peu plus téméraire, tendance aventureux. Et on part sur quelque chose de nouveau. Un itinéraire choisi un peu au hasard dans un guide ou sur Visorando. Cette courte et accessible randonnée au départ du Lac Servières qui passe au pied du Col de l’Ouire et sur le flanc du Puy de l’Aiguiller, c’est comme cela que j’y suis arrivée. J’ai choisi un nom de ville/village (Orcival) et j’ai laissé le moteur de recherche travailler. J’ai cliqué sur le 3ème lien proposé par Visorando (les 2 premiers choix étaient trop longs pour une demi-journée), j’ai pris mon sac et je suis partie. Et, après les photos, je vous dis pourquoi c’est un itinéraire qui entre dans la catégorie des « à refaire ».

Le départ se fait du Lac Servières, un endroit que j’aime beaucoup (hors juillet/août… rapport au peuple). Facile à trouver donc et accessible grâce au parking. On commence par entrer dans la forêt (mais ce n’est pas oppressant) avec, en fond sonore, les oiseaux et le ruisseau qui coule en contrebas du sentier. Ce n’est pas bien compliqué et c’est fort agréable. Jusqu’au Col de l’Ouire. Et son Puy de l’Ouire arrondi, base d’envol pour parapentistes. Bien cachés, on devine Roche Tuilière, Roche Sanadoire (je me suis avancée un peu sur le sentier hors-circuit pour les apercevoir) et Lac de Guéry. Là, c’est parti pour une petite ascension sur le Puy de l’Aiguiller. Ça grimpe un peu, le chemin est caillouteux (des cailloux qui font des croche-pattes !), boueux et peu dessiné mais votre effort est récompensé si, arrivé aux rochers, vous allez voir sur les crêtes… La vue sur le Guéry et les monts du Sancy. Ce jour-là, il faisait fort vent, je n’ai pas pu rester longtemps mais je m’y serais bien vue avec un pique-nique. Dommage, je vais être obligée de revenir pour en profiter davantage. De l’autre coté, la vue sur le Puy-de-Dôme et ses voisins n’est pas moche non plus. Le temps couvert ne permet pas d’en apprécier pleinement le potentiel mais c’est beau, promis. Je ne me suis pas attardée, rapport au vent, et j’ai pris le chemin de la descente. Là, j’ai commencé à croiser des gens. Ils faisaient le parcours en sens inverse. C’est tout à fait possible mais, personnellement, je préfère commencer par ce qu’il y a de moins « joli » (la forêt, ici) et terminer par les vues dégagées, les panoramas et le « wahou ». Bref. La descente est assez longue. Mais en pente douce, on pourrait parler de faux-plat descendant. Un petit raidillon puis une courte descente un peu plus raide et c’est le retour au Lac Servières (avec la Chaîne des Puys derrière). On contourne le lac coté plage, on passe devant les chalets (je rêve de m’y installer) et c’est retour au parking. En suivant le balisage orange (ou flèche jaune) du départ au Col de l’Ouire puis blanc/rouge jusqu’à l’arrivée, on en est à 11,5 km (descriptif complet sur Visorando sous l’intitulé « La haute vallée du Sioulot »).

Pourquoi j’y retournerai ? Parce que la vue de l’Aiguiller est magnifique, le Guéry d’en haut me plait beaucoup. Parce qu’on évolue dans les grands espaces et l’air (je choisirai juste un jour moins venteux). Parce que la vue (d’en haut) sur Servières avec les Puys derrière, on ne l’a que lorsqu’on s’éloigne du lac. Parce que je ne suis pas montée au Puy de l’Ouire (j’ai renoncé à cause du vent) et que je le regrette. Parce que la balade est accessible (quand on a la forme mais pas trop) et qu’elle en met quand même plein les mirettes. Et parce que, hormis le lac, ça n’a pas l’air très fréquenté. Un lac, un peu de (petite) grimpette, une vue sur les monts du Sancy et la Chaîne des Puys, des espaces dégagés… Cette boucle avait tout pour me plaire. Et elle a tenu ses promesses.

Puy Lassolas et Puy de la Vache

DSC_0014Congés, ça rime avec randonnées. Et même si je n’ai pas pu en profiter comme j’aurais voulu, j’ai fait quelques balades sympathiques. Dont cette petite randonnée sur les très proches Puy de Lassolas et Puy de la Vache, âgés de 8 000 ans et culminants à 1 187 mètres pour le 1er et 1 167 mètres pour le 2nd. Ce sont 2 puys que j’aime beaucoup. Essentiellement parce qu’ils ne sont pas trop végétalisés, j’adore marcher sur leur sol lunaire. Même si ça fait de la poussière et même si ça glisse, oui. Et puis, entre nous, la vue panoramique (sur le Sancy et les Puys voisins comme Mercoeur, Puy de Dôme ou Pourcharet) est merveilleuse. Cerise sur le gâteau, 4 rapaces tournant au-dessus de ma tête. On aurait dit qu’ils jouaient à se voler les uns derrière les autres, se chamaillant. Ou se faisant la cour. Vous voyez, c’est pour ce genre de petit bonheur que j’aime partir en pleine nature, un souvenir qui n’a pas de prix. 

Le ciel était menaçant ce jour-là mais j’ai eu de la chance, la pluie ne s’est invitée qu’à quelques minutes de l’arrivée. Ouf. Du (grand) parking sur la D5 à 1,5 km du Château de Montolosier (site de la Maison du Parc des Volcans), il suffit de suivre le balisage bleu, sur 4,5 km en montant par Lassolas et en redescendant par les marches (environ un million !) du Puy de la Vache. Mais rien ne vous empêche de faire le contraire : monter par le Puy de la Vache (si ça vous plaît d’en « suer » dans la montée des marches) et descendre par le Puy de Lassolas (en glissant sur le cote comme un crabe). C’est une de mes balades préférées dans la Chaîne des Puys, dans le sens Lassolas/la Vache.

Liens utiles : Descriptif Balirando, Maison du Parc

Roches Tuilière et Sanadoire

Sans titre 2Quand je pars en randonnée du côté du Lac de Guéry, je ne manque jamais d’aller au fond du parking pour aller saluer, du promontoire, les Roche Tuilière (qui fournissait la matière première pour la confection des tuiles) et Roche Sanadoire (qui doit son nom au bruit qu’elle fait lorsqu’on la cogne). La vue façon Terre du Milieu est époustouflante. Je crois qu’on peut dire que, non seulement elles m’impressionnent, mais en plus, elles me fascinent. Et chaque fois que je passe devant le petit parking (sur la D983 entre Orcival et le Lac de Guéry), point de départ d’une randonnée qui permet de descendre jusqu’aux pieds des roches, je me dis qu’il faut que j’essaye.

Depuis fin Avril, c’est chose faite. Mais je crois que j’en attendais trop, je suis remontée déçue. Pourquoi ? Parce que ça manque de vues dégagées sur les roches. On les voit bien, mais de loin. Sinon, la végétation est trop serrée pour qu’on puisse y voir grand chose. La randonnée comporte quelques passages sympathiques (et d’autres franchement compliqués) (punaise, ça grimpe !) mais ça n’a pas suffit pour me charmer.

Je refais souvent les balades que j’ai aimé (comme celle du Pavin, celle du Pariou ou celle du Puy des Gouttes par exemple) mais celle des Roches n’en fera pas partie. Tant pis. Pour une boucle de 9 km (évaluée 2/5 par mon guide, j’aurais mis un 3 en raison des quelques bonnes grimpettes), rendez-vous sur Balirando (visorando vous propose une variante de 11 km).

Du Pavin au Montcineyre

Attention, coup de cœur !

Le Lac Pavin, je connais (et je vous en ai déjà parlé ICI). J’y suis allée plusieurs fois. Pour faire seulement le tour du lac. Ou pour faire une plus longue boucle. En passant par le Puy Montchal et l’Estive-Bessarde. J’aime beaucoup cette randonnée de 8 km (parking en sortant du rond-point quand on vient de Besse direction Lac Pavin et accéder au départ en montant la route jusqu’à l’auberge, difficulté 3/5) mais 8 km, ça commence à faire court pour moi. Et c’est en cherchant à la rallonger un peu que j’ai vu que le Lac Montcineyre n’était pas loin. Banco ! En plus, le Montcineyre, si j’ai croisé quelques photos sur Instagram, je ne connaissais pas.

Je suis partie de Vichy dans le brouillard. Croisant les doigts pour que ce soit mieux dégagé en altitude. Plus j’approchais, plus il faisait beau. En gros, il faisait une météo parfaite pour la randonnée. Du soleil et un beau ciel bleu, un temps doux et sec avec un léger vent… Le bonheur au naturel, quoi. Sans filtre.

J’ai suivi le balisage jaune du départ, en passant par Puy Montchal (la vue !!!) jusqu’au Creux de Soucy (accès interdit) où je l’ai quitté pour rejoindre le Lac de Montcineyre (suivre le fléchage). A la sortie du bois… Wahou ! On se retrouve sur un immense et magnifique plateau d’estive. Que je les aime ces grands espaces dégagés ! C’est plus ou moins plat jusqu’au lac, sur un sentier bien dessiné. Des champs de jonquilles à perte de vue, des rapaces qui tournent au-dessus de nos têtes et, au bout du chemin, le Lac de Montcineyre. Clairement, ce n’est pas exceptionnel comme endroit mais il a le mérite d’être moins fréquenté (= il n’y avait personne) et pour une pause casse-croûte, c’est bien agréable. Le retour se fait par le même chemin, sauf qu’on a les sommets du Sancy en face, cette fois. Arrivés au dernier passage canadien, on file sur la droite et on avance sur ce chemin jusqu’à l’Estive-Bessarde (déjà un peu plus peuplée) pour retrouver le balisage jaune et le retour au Pavin (et après avoir été seule tout du long, me retrouver dans la civilisation a été brutal). En résumé, on arrive à presque 14 km de balade. Une distance déjà plus acceptable pour moi. J’ai mixé 2 itinéraires (la 2ème et la 3ème dans les liens ci-dessous). Mais vous pouvez seulement faire le tour du lac (en 1h, sur le 1er sentier principal avec quelques passages boueux ou rocheux), faire la randonnée de 8 km (ça grimpe en quittant le lac pour rejoindre le Puy Montchal et le sentier est escarpé sur l’ascension) ou partir de Besse (je vous conseille également de visiter le village).

Liens utiles : Balade de 3km, Randonnée de 8 km, randonnée de 12 km (mais sans passer par le Puy Montchal), randonnée de 12 km (au départ de Besse-en-Chandesse)

5 idées de balades/randonnées faciles

Quand on dit randonnée, la plupart des gens pensent kilomètres, dénivelé et/ou chemins escarpés. Moi la première, oups… Mais les autres ? Ceux qui ne peuvent pas grimper (pour raison de santé, notamment) ou qui ne veulent pas partir pour 20 kilomètres (question de temps, peut-être) ? Et bien, ils partent sur des sentiers faciles et/ou bien aménagés. Et qui dit accessible ne veut pas dire ennui. On peut faire une balade dans un endroit sympathique sans forcer, quand même bien en profiter et être récompensé par une jolie vue (par exemple). Promis. Et vous n’aurez pas démérité. Peu importe la difficulté tant qu’il y a le plaisir.

Aujourd’hui, je vous propose donc une petite sélection de « randonnées » (je mets des guillemets parce que, pour les premières, on est plus dans la balade que la randonnée) faciles et accessibles mais qui en jettent, pour les débutants, les familles, les enfants (ne les sous-estimez pas, si vous leur proposez quelque chose de ludique, les enfants savent marcher). Libre à vous, ensuite, d’augmenter la difficulté (distance ou dénivelé)…

La Boire des carrés

Boire des carrésConnue et appréciée des pêcheurs, la Boire des carrés offre aussi un joli cadre pour la balade du dimanche après-midi après un repas en famille (les boires étant des bras morts de la rivière Allier). Rendez vous directement au parking de la Boire des carrésSaint-Rémy-en-Rollat) et promenez vous dans cet espace encore sauvage au fil des différents chemins (Espace Naturel Sensible) pour une petite promenade de 4 km sans aucune difficulté (si ce n’est une herbe un peu haute ou un chemin un peu humide par endroits). Et si vous avez de la chance et/ou si vous savez observer, vous pourrez croiser des specimens de tortue Cistude d’Europe, des castors, des aigrettes ou encore des Hérons. Notez qu’une balade longue de 6,5 km est possible au départ de l’église de Saint-Rémy.

Etang de Vieure

Etang de VieurePas de difficultés pour cette sympathique balade de 7km au bord de l’eau. Parce que, parfois, on a envie de marcher sans faire beaucoup d’effort. Avouez, ça vous arrive à vous aussi… Le départ se fait directement du plan d’eau, au parking de la Borde, quelque part entre Cosne d’Allier et Bourbon l’Archambault. La promenade qui longe l’étang sans vraiment le quitter est ombragée (que c’est agréable l’été !), vous emprunterez des petits ponts de bois (et, comme moi, vous aurez peut-être envie de chanter la célèbre chanson d’Yves Duteil, c’était au collège et je m’en souviens toujours…) et pourrez peut-être apercevoir un héron ou deux sur le sentier pédagogique. C’est un endroit fréquenté en raison du camping et des différentes activités proposées mais c’est un lieu apprécié pour passer une journée en famille ou entre amis. Et si, après le pique-nique, vous n’avez pas le courage de partir marcher, vous pourrez entamer une partie de pétanque, louer un pédalo ou taquiner la carpe. C’est bien aussi.

Les hauts de Chouvigny

ChouvignyChangement de décor pour cette petite randonnée de 3,5 km sur les hauteurs de Chouvigny (la boucle initiale fait 11 km mais un raccourci est possible). Au programme de cette balade ? Une vue sur les gorges de la Sioule et une vue sur le château médiéval. En plus, la route pour rejoindre Chouvigny est chouette. Ce qui ne gâche rien. Garez-vous sur le parking de la Mairie et suivez le balisage Les hauts de Chouvigny. Suivez-le tout du long si vous voulez faire 11km ou prenez à droite à la 2nde croix pour rejoindre le raccourci. La vue sur le château est vraiment belle. Et, quand vous arriverez en bas, n’hésitez pas à pousser le portail du cimetière, vous y trouverez une jolie vue.

Le Roc du Vacher

Roc du VacherRetour en Montagne Bourbonnaise pour cette balade de 7km au départ de Saint-Nicolas-des-Biefs (place de l’église) (c’est quand même bien pratique quand un départ se fait de l’église, il faudrait y mettre de la mauvaise volonté pour ne pas le trouver) en suivant le balisage jaune « Roc du Vacher ». Là, à 1000 mètres d’altitude, vous bénéficierez d’une vue dégagée sur les Monts du Lyonnais et les Alpes. Paraît-il que, par temps clair, on peut voir le Mont-Blanc… Ne manquez pas, non plus, le sentier d’interprétation du Plateau de la Verrerie. Hors circuit, vous ne ferez pas un long détour et ça vaut le coup d’emprunter les pontons au-dessus de la tourbière, notamment pour observer la flore locale (le drosera y est bien présent).

Rocher Saint-Vincent

Rocher Saint VincentPour cette balade, on reste en Montagne Bourbonnaise mais on se dirige plutôt sur Lavoine, village de 150 habitants connu pour son horloge à billes (seulement 3 au monde !) et son Rocher Saint-Vincent (culminant à 975 mètres). Et c’est ici que je vous propose de grimper. Oui, ça grimpe un peu sur le rocher (ascension facultative) mais c’est une boucle de 8km accessible qui vous mènera au sommet du Rocher Saint-Vincent, donc, (sa vue panoramique, sa statue de la Vierge à l’enfant et sa statue de Notre-Dame de la Montagne), aux pieds des éoliennes du Chemin de la ligue (route empruntée par l’armée catholique lors des guerres de religions) et même à la « frontière » Allier/Loire (au col de Beaulouis). Le balisage, du départ jusqu’aux éoliennes est blanc/rouge puis jaune des éoliennes au retour à Lavoine. C’est une de mes randonnées préférées en Montagne Bourbonnaise.

L’Allier n’est peut-être pas le plus prisé des départements Auvergnats en termes de randonnées. Moi la première, je pars plus souvent dans le Puy-de-Dôme. Et pourtant, il y a de nombreux terrains de jeux accessibles à tous et toutes. Qu’on préfère les balades en forêt, à la campagne ou en montagne… il n’y a que l’embarras du choix. Ces 5 itinéraires n’étant qu’une petite sélection, j’espère qu’ils vous plairont, vous permettrons de passer un bon moment et, peut-être vous donnerons envie d’essayer d’autres circuits et de vous mettre définitivement à cette activité de plein air.