Le Gour de Tazenat

Ce n’est pas le genre d’endroit qui fait « wahou ». La balade n’a même rien d’exceptionnel. Et pourtant… j’aime beaucoup me promener du côté du Gour de Tazenat (Charbonnières-les-Vieilles).

Situé à 45/50 min de chez moi, Tazenat est une destination parfaite quand je n’ai pas envie de faire de la route ou des efforts, que je ne sais pas où aller (quand j’ai envie de tout et de rien) ou que je m’y prends trop tard pour partir. C’est un peu mon plan B du dimanche après-midi quand « je n’ai pas envie de bouger mais, si, il fait beau, ce serait trop bête de ne pas en profiter ».

Généralement, je me contente de partir sur le circuit court de 4.5 km (d’après Au fil de l’eau… vergnat) (le circuit long de 6.5 km ne présente guère plus d’intérêt, si ce n’est une question de distance) (personnellement, certains passages m’ennuient) mais je ne fais pas la boucle complète, je bifurque un peu avant pour faire une partie d’un autre tracé (au plus près de l’eau). Le sentier est un peu plus escarpé mais il est franchement sympathique. Si vous voulez ne faire que cette partie « en bas », comptez 2.8 km. En ce qui concerne ma balade, en prenant une portion d’un circuit et une portion d’un autre, j’arrive à 5.5 km. Les doigts dans le nez… Mais ça fait prendre l’air comme on dit. Et vu d’en haut, le gour est fort joli. Je m’y arrête toujours un moment pour regarder, réfléchir et/ou boire un café tiré du sac. Je vous rassure, vu d’en bas, c’est pas mal non plus, hein.

Le Gour de Tazenat est un lac de cratère qui s’est formé il y a 29 000 ans. De forme circulaire quasi parfaite, il mesure 700 mètres de diamètre et est profond de 90 mètres. Il est possible de s’y baigner (baignade non surveillée !), d’y faire du canoé ou du pédalo, d’y pêcher, d’y pique-niquer ou d’y prendre un snack. Notez que, l’été, l’endroit est fort fréquenté.

Le Gour de Tazenat, je vous en parlais il y a un an, retrouvez l’article ICI.

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Néris-les-Bains

Je ne sais pas si c’est parce que j’habite la « reine des villes d’eaux » mais j’ai un gros faible pour les villes thermales (l’Auvergne n’en compte pas moins de 10). J’ai eu l’occasion de me balader dans les rues de La Bourboule, Le Mont-Dore ou Châtel-Guyon… mais je n’étais jamais allée jusqu’à Néris-les-Bains. J’ai donc profité de la Journée Belle Epoque (pour le 14 Juillet) pour réparer cette erreur.

La fête n’étant prévue que l’après-midi, j’y suis allée dès le matin pour visiter. Je comptais passer directement par l’office de tourisme pour récupérer un plan et demander quelques pistes pour un parcours le plus complet possible mais il était fermé (un 14 Juillet où ils attendaient du monde !). Je suis donc partie « à l’aventure » et je crois que je ne m’en suis pas trop mal sortie (hormis pour le site archéologique que je n’ai pas trouvé) puisque j’ai marché quelques 8km.

La mairie, l’église St Georges et la nécropole mérovingienne et carolingienne, les Thermes, les Nériades (spa thermal), le Pavillon du Lac (ancienne gare de Néris), les piscines gallo-romaines, le théâtre/amphithéâtre gallo-romain, le théâtre André Messager et le casino… C’est plutôt joli, on y retrouve bien l’architecture thermale et le charme d’antan. Dommage que tant de maisons soient fermées ! Après-un pique-nique à côté de l’amphithéâtre (dans le Parc des Arènes), j’ai rejoint la fête (au niveau du théâtre et du casino) qui, cette année, avait pour thèmes « Les héros de la littérature jeunesse du 19ème siècle » avec, notamment, Alice au Pays des Merveilles. On a pu y croiser, par exemple, Jules Verne, le Chapelier Fou, Sherlock Holmes, Bécassine ou… des dames et des gentlemen en costumes Belle Epoque avant d’assister à un spectacle cabaret. Alors, en toute franchise, je n’ai pas tout compris au thème. Ca m’a parut plutôt confus et tout mélangé mais c’était assez sympathique. L’après-midi a débuté pas un déjeuner de non-anniversaire (Alice semblait au centre de l’évènement) et mon gros coup de cœur de la journée est décerné à cette magnifique déco. Ont suivi des déambulations (avec du steampunk dedans), des démonstrations de danse de la fin du 19ème siècle, des récits d’aventures de Jules Verne, une expo consacrée à Sherlock Holmes et Jeannot. Jeannot, le joueur d’orgue de barbarie, le personnage que j’ai préféré rencontrer ici. Sacré bonhomme !

J’ai passé une bonne journée. Néris-les-Bains est une jolie petite station thermale mais… ce n’est pas aussi joli que ce que à quoi je m’attendais. Je veux dire que ce n’est pas aussi imposant que d’autres villes thermales et qu’il y a un manque de mise en valeur des curiosités touristiques. Comme les Bains ou le théâtre gallo-romains, par exemple. Disons qu’en venant de Vichy, la barre est haute, hein…

Châteauneuf-les-Bains

J’aime bien randonner dans les volcans. Ca ne me dérange pas de grimper. Bien au contraire. Comme je dis souvent, les vues qui font « wahou !« , ça se mérite.

Mais il y a des jours où, pour une raison ou un autre, j’ai juste envie de prendre l’air en profitant d’un beau panorama. Sans faire d’effort.

Mardi dernier, j’ai donc ouvert mes guides de randonnée avec cette idée en tête. Je ne voulais pas faire trop de route (1h maximum). Je ne voulais pas partir pour 4h de rando avec le risque d’orage prévu pour l’après-midi. Et, pour une raison qui m’échappe, je voulais de l’eau (lac, rivière, peu importait).

Les Gorges de la Sioule, je connais. Du côté d’Ebreuil ou de Chouvigny, par exemple. Mais, les Combrailles… je n’y vais pas souvent. Je suis donc partie du côté de Châteauneuf-les-Bains dont je n’avais même jamais entendu le nom.

Loin de la foule déchaînée…

Châteauneuf-les-Bains est un petit village thermal construit le long de la Sioule et niché au fond d’une vallée. Et, de ce que j’en ai vu, c’est plutôt très (trop) calme et très paisible. Dans le genre idéal pour un week-end de déconnexion. Les pêcheurs de truite et les curistes souffrants de rhumatismes doivent y être bien. Mais, en toute franchise, je ne me vois pas y vivre à l’année. Hormis les activités liées à la rivière (canoé ou pêche) ou l’escalade et les thermes, ça ne me semble pas très vivant. Ceci-dit, c’est un joli bourg dans lequel j’ai pris plaisir à me promener. Il faisait particulièrement bon au bord de la rivière.

En arrivant, j’ai fait une première petite balade au départ du bourg. Après avoir traversé la Passerelle du Bordas qui enjambe la rivière, je l’ai longé un petit moment jusqu’au Moulin de Lavaux mais le non entretien des berges et du sentier m’a quelque peu découragée. Et déçue. Je suis donc redescendue du côté des Thermes. Là, j’ai emprunté un sentier goudronné puis herbeux pour monter sur le site de l’ancienne Chapelle Saint-Cyrgues, puis à la Vierge de l’Espérance qui surplombe la ville. Le sentier n’est pas toujours très bien entretenu, l’herbe est haute et les bancs ne sont pas propres. Ca ne donne pas forcément confiance ou envie. Mais on est à l’ombre et la vue panoramique vaut le détour. En redescendant j’ai traversé le parc arboretum pour me rendre à la Source Lefort (pas de photo, des gosses se baignaient dedans !). Et, malgré un manque d’entretien évident sur certains passages, c’est une chouette balade qui offre de jolis points de vue sur la ville ou les gorges.

La route pour accéder à Châteauneuf-les-Bains est plutôt agréable. C’est arboré, c’est vert. On surplombe la Sioule. C’est vraiment joli comme coin. Pittoresque à souhait. Frais et humide. Calme et apaisant. Mais, en toute franchise, je n’ai pas eu très envie de traîner pour rentrer. Le ciel était menaçant et, plus je m’approchais de la maison, plus il l’était. J’ai eu le temps d’ouvrir ma porte d’entrée et le tonnerre grondait, la pluie et la grêle le suivant de près.

Un village de plus à cocher sur la liste des « à découvrir »…

Quand je pars en randonnée, je traverse souvent des jolies villes ou des villages de charme mais je ne fais que les traverser, sans m’arrêter. Depuis l’année dernière, j’essaye de faire un arrêt régulièrement. Ou de faire un détour. Pour visiter une église, boire un verre en terrasse ou marcher dans les ruelles pavées et/ou ombragées. On ne tombe pas toujours sur un Besse, un Montpeyroux, un Montaigu-le-Blin ou un Billy mais je suis ravie d’avoir pris le temps de découvrir Châteauneuf-les-Bains. C’est la 1ère visite que je fais grâce au nouveau guide touristique reçu cette année, Rando Villages (le numéro 6 édité par le département du Puy-de-Dôme). Et nul doute qu’il y en aura d’autres. Les villages de charme c’est comme les châteaux, la région en est pleine et moi, je ne les connais pas assez. Mais je rattrape peu à peu mon retard…

Gour de Tazenat

J’avoue, je fais peu de randonnée en Novembre/Décembre. Parce que je n’aime pas Novembre, un mois que je trouve triste et qui me donne peu envie de bouger. Et Décembre… Bah, je n’ai pas le temps, je suis trop dans l’ambiance Noël. Et puis, les chasseurs… Bref. A la 1ère belle journée de Janvier, j’aime bien aller au Gour de Tazenat. Je connais, ce n’est pas trop loin, la balade est facile… C’est juste parfait pour une reprise. Et, généralement, je fais une 1ère boucle « par en haut » et j’enchaîne pour un tour « par en bas », plus près de l’eau et sur un sentier un peu plus escarpé. C’est un peu une tradition de début d’année.

Il existe une boucle de 6,5 km (ICI) et une de 4 km (ICI). Le point de départ étant le même, la plus longue s’éloigne juste du Gour et, pour moi, elle n’a rien d’exceptionnel. Question de goûts. D’où le tour en haut et le tour en bas, 4 km c’est un peu court. Le tour par en bas se faisant sur un sentier dans les racines et le rochers, il vaut mieux être prévenu. Chaussures fermées obligatoires !

De Vichy, comptez 1h pour rejoindre Charbonnières-les-Vieilles. Il y a de nombreuses places de parking le long de la route. Sur place, vous trouverez plage (baignade autorisée mais non surveillée, buvette, location de pédalos et tables de pique-nique. Attention quand même, c’est un lieu apprécié des Auvergnats, aux beaux jours, il peut vite y avoir foule.