La sculpture Bourbonnaise et Marcellin Desboutin au Musée Anne de Beaujeu – Moulins

Quand je dis que j’aime Moulins, je vois la surprise et l’incompréhension dans le regard de mon interlocuteur. Voire même le dégoût. Oui. Je ne connais pas les défauts de la ville et je ne sais pas ce qu’elle a à offrir (ou non) en terme de vie nocturne, de restaurants (hormis le Grand Café sur la Place d’Allier), d’emplois ou de commerces. En réalité, je ne prête attention qu’à la vieille ville, ses rues pavées, ses maisons à pans de bois, ses vieilles pierres, ses monuments… J’aime la Cathédrale Notre-Dame, la Maison Mantin, le Jacquemart, la Malcoiffée, le Musée Anne de Beaujeu (le CNCS, plus excentré). Moulins est une jolie petite ville pour qui sait la regarder.

De temps en temps, j’aime me faire une journée à Moulins et visiter les musées (dans la catégorie Moulins, vous avez plusieurs de mes compte-rendu de visites). Samedi, j’ai choisi le CNCS pour voir une 2nde et dernière fois l’expo consacrée aux comédies musicales (jusqu’au 28/04/19) (mon compte-rendu à lire ICI) et le MAB (Musée Anne de Beaujeu) pour sa nouvelle expo mettant en valeur La sculpture bourbonnaise (jusqu’au 08/03/20) et celle, un peu plus ancienne, sur Marcellin Desboutin (jusqu’au 15/09/19), artiste local si j’ose dire.

J’ai commencé par les salles des sculptures. Et dès l’entrée, en voyant les décors bleus et les oeuvres blanches, j’ai su que j’allais aimer. La scénographie est juste parfaite et le parcours proposé vous en met plein les yeux (les jeux de lumière font de l’effet). Des panneaux explicatifs (bien visibles ou cachés) donnent des informations aussi bien sur les sculptures présentées que la sculpture en général ou l’Histoire des Bourbons. Tout au long de l’avancée dans le musée (expo au rez-de-chaussée), les enfants (et certains grands enfants) apprennent en s’amusant. Et les sculptures, me direz-vous ? Elles sont merveilleuses ! Gros coup de coeur pour Sainte-Barbe, Sainte-Madeleine ou la Vierge à l’enfant.

J’ai fait un arrêt par la magnifique Salle des Retables du parcours permanent (dans des tons de rouges, j’adore) et je suis montée (en empruntant le bel escalier) à l’expo sur Marcellin Desboutin, artiste de Cérilly. Portraits qu’il a fait d’autres artistes (Degas, par exemple) ou que d’autres ont fait de lui, auto-portraits, portraits de famille (comme d’autres font des photos, Desboutin peignait ses enfants dans la vie de tous les jours, nounou comprise, oui), peintures, dessin… Cette expo retrace la vie de Desboutin au milieu de ses contemporains. C’est une exposition que je conseille également. Le parcours jalonné d’arrêts pour les enfants et d’un coin lecture est bien fichu. Les déambulations sont fluides, on ne tourne pas en rond sans savoir dans quel sens aller, c’est top.

 

Avant de redescendre, on fait un saut dans la grande salle permanente. Des sculptures  et des banquettes au milieu de la pièce (dont la femme au chapeau à deux-bonjours typiquement Bourbonnais qui me fait peur avec son air hyper sévère) et des tableaux par dizaines sur les murs (dont La vérité sortant du puits qui me fascine toujours tant ça me semble réaliste). J’adore cette salle. Je pourrais m’asseoir et y rester des heures. Sans forcément regarder les tableaux d’ailleurs. Juste m’asseoir, lire ou attendre que le temps passe. C’est une salle apaisante, je trouve.

En conclusion, le Musée Anne de Beaujeu figure dans mon top 3 des musées Auvergnats (avec le CNCS de Moulins et le MARQ de Clermont). Je vous conseille vivement la visite. Pour les expos, bien sûr. Pour ses murs, aussi. Son histoire. Et son quartier. L’entrée seule est à 5 euros mais vous pouvez coupler la visite avec celle de la Maison Mantin (pour 8 euros, si je ne dis pas de bêtise), une visite que je conseille +++ également.

Comédies Musicales, les costumes font leur show ! – CNCS, Moulins

Et c’est encore une très belle expo que nous propose actuellement le Centre National du Costume et de la Scène de Moulins (jusqu’au 28 Avril) ! Comme les précédentes, j’ai adoré découvrir les costumes, les accessoires et la scénographie dans son ensemble.

My Fair Lady, Grease, Chantons sous la pluie, La mélodie du bonheur et d’autres comédies musicales (popularisées au cinéma) et d’autres peut-être moins connues du grand public (comme 42nd street) sont présentées à travers une centaine de costumes. Entrer au CNCS c’est partir pour Broadway, cette immersion côté coulisse donnant envie de danser et de chanter. Ce que vous ferez probablement dans la salle dédiée à Grease ou sur l’estrade consacrée à Chantons sous la pluie. Ici, vous pourrez même poser devant un décor New Yorkais avec imperméable jaune et parapluie. Comme si vous y êtiez…

Plus d’informations sur le site du CNCS (horaires, tarifs, expo permanente…), ICI.
Pour lire ou relire mes compte-rendus des expositions précédentes : Contes de Fées, Artisans de la Scène, Modes ! A la ville à la scène ou des encore plus anciennes sur le vieux blog : Barockissimo, Angelin Preljocaj, L’opéra comique et ses trésors.

Contes de Fées, CNCS – Moulins

ATTENTION ! Si vous n’avez pas vu l’expo et que vous voulez vous garder la surprise, il y a de nombreuses photos ! Une quinzaine…

 

Il était une fois

Cette expo, je l’attendais depuis qu’elle a été annoncée. Le CNCS étant un musée que j’adore et qui ne m’a jamais déçue, pensez bien que j’étais impatiente de découvrir ce qu’ils allaient faire de ces contes de fées que j’affectionne. Je n’ai pas pu me rendre à l’inauguration (un vendredi à 18h !!!) mais j’y suis allée le lundi qui suivait. Merci les vacances ! Impatiente, je vous disais. Et, le moins que je puisse dire c’est que, encore une fois, c’est un coup de cœur. Je l’ai d’ailleurs su dès mon arrivée sur le pallier qui dessert les différentes salles d’expo. Non, mais cette robe de Blanche-Neige ! Sublime !

Pour ceux qui ont gardé leur âme d’enfant et pour ceux qui veulent la retrouver

Contes de Fées c’est 150 costumes et accessoires pour mettre en lumière et revisiter La belle et la Bête, Cendrillon, Peau d’âne, Casse-Noisette, Alice au pays des Merveilles, Le prince de Motordu… Ou encore Le songe d’une nuit d’été. Entre autres. C’est un véritable monde enchanteur qui attend le visiteur. Gros coup de cœur pour la vitrine Alice ! Épatant ! Ca brille, ça scintille, ça paillette, ça flamboie… En résumé, c’est juste magnifique. Fées et sorcières, créatures fantastiques, princes et princesses, animaux… Les vitrines sont peuplées de toutes sortes de personnages. Sans oublier les accessoires, les dessins, les extraits vidéos… Et des petits jeux pour les enfants qui, s’ils répondent bien aux questions, repartiront avec un petit cadeau. Personne n’est oublié. C’est une expo qui s’adresse à un public allant de 7 à 77 ans. Et même en-deçà et au-delà. Tout le monde sort d’ici enchanté.

 

Féerie et magie

Encore une fois, il faut souligner le merveilleux travail de l’équipe du CNCS. Que ce soit dans le choix des costumes ou dans la scénographie. Le CNCS, je l’ai déjà dit, fait partie de mes musées favoris. J’y entre pour 2h et… Il peut se passer n’importe quoi au dehors, à l’intérieur, je suis dans une bulle. Une bulle de bien-être, de découverte, de déconnexion, de magie… C’est comme rentrer dans un autre monde. Et cette expo ne fait pas exception à la règle. J’ai adoré. Un vrai coup de cœur !

Et, avant de repartir, on oublie pas de faire un petit tour par la boutique (livres, cartes, jeux, magnets…) ou par la brasserie (décorée par Christian Lacroix).

 

Tarifs, horaires et infos sur le site du CNCS : ICI.

Mes impressions sur les précédentes expo : Modes ! A la ville à la scène, Artisans de la scène

Artisans de la scène, CNCS – Moulins

Il y a quelques jours, j’ai vu passer sur Facebook, un statut du CNCS rappelant qu’il ne restait pas longtemps pour visiter son expo « Artisans de la scène – La fabrique du costume ». Ce qui m’a fait penser que je ne vous en avais pas encore parlé. Je l’ai pourtant vu fin Décembre…

DSC_0087Cette expo est consacrée à celles et ceux qui oeuvrent en coulisse, les artistes de l’ombre, celles et ceux sans qui il n’y aurait pas de spectacle. J’ai nommé les costumiers, les perruquiers, les bottiers, les bijoutiers et j’en passe…

« Artisans de la scène », c’est quelques 200 pièces de décor, de costume de cinéma ou de théâtre réparties par thèmes. Les coiffes, les chaussures, les bijoux… avec, à l’appui, extraits vidéo ou photos… Et, clou du spectacle, la grande salle (la dernière, la plus belle, celle que j’attends avec impatience et qui fait toujours « wahou ! ») qui nous fait entrer dans un véritable atelier. Chaque fois, c’est juste magnifique !

Cette expo est franchement intéressante. J’ai adoré passer en coulisses, comme une petite souris. On en apprend vraiment beaucoup sur ces artistes.

Le CNCS fait partie de mes musées auvergnats préférés. Rien que le bâtiment (ancienne caserne de cavalerie du 18ème siècle) vaut le déplacement (et cet escalier !). Vous avez jusqu’au 11 Mars (toutes les infos ICI), le CNCS sera ensuite en transition pour quelques semaines, le temps d’installer la future expo dont le menu est alléchant (le conte de fée !). Durant cette période, vous aurez tout de même accès à l’expo permanente dédiée à Noureev, la brasserie (décorée par Christian Lacroix himself) et la boutique.

PS : Notez qu’un projet d’extension est en cours, un agrandissement qui devrait voir le jour d’ici fin 2019. Et on a déjà hâte de voir cela !

Le CNCS, je vous en ai parlé plusieurs fois : ICI, sur ce blog et ICI, ICI et ICI sur l’ancien blog.

Journées du Patrimoine 2017 – Moulins

Ce week-end avaient lieu les Journées Européennes du Patrimoine, un week-end que je note chaque année dans mon agenda. Ca ne vous aura pas échappé, si vous me suivez un peu ici ou sur les réseaux sociaux, que j’aime passer du temps dans les musées, visiter les monuments touristiques ou me promener dans les petits villages aux maisons de pierre. Ces JEP sont donc faites pour moi. Depuis quelques années, je n’en rate pas une édition et, le temps d’un week-end ou d’une journée, j’enchaîne les visites. J’adore entrer dans des monuments habituellement fermés, dans des cours jusqu’alors secrètes, visiter des expos qui ne m’auraient pas attirée dans d’autres circonstances, parcourir la ville à la rencontre de ses acteurs et échanger mes bons plans ou impressions avec d’autres amoureux du patrimoine comme moi.

Cette année (comme en 2016), j’ai choisi de visiter Moulins. J’adore Moulins (je vous en ai vaguement parlé il y a quelques semaines ICI) et, l’an dernier, je n’avais pas eu le temps de boucler le programme. En revanche, j’avais visité des lieux qui n’étaient pas dans ma liste de départ. Il me fallait donc compléter. Je m’étais fait un petit programme sympathique. Pas trop chargé en prévision du lendemain. Et non seulement j’ai eu le temps de tout faire mais, en plus, j’ai ajouté 2 visites à la liste en cours de route. Sur conseils de 2 guides rencontrés dans la journée.

J’ai commencé la journée par une visite du CNCS (Centre National du Costume de Scène). Le CNCS, je connais déjà. J’y vais plusieurs fois par an. Mais l’expo temporaire (dont je vous parlais ICI) fermant le lendemain, j’avais envie de la voir une 2nde fois. C’était l’occasion.

Il y avait un peu de monde (le CNCS a toujours du succès pour ces journées) mais c’est un musée que j’adore. Sur Moulins, c’est probablement mon musée préféré.

En sortant du CNCS, il commençait à faire faim. J’ai donc pris la route du centre-ville pour grignoter un truc sur la Place d’Allier. 40 Minutes plus tard (je n’avais pas de temps à perdre), j’entrais dans l’Eglise du Sacré-Coeur (de style gothique), non loin de là, à l’entrée du Quartier des Mariniers. Je vais souvent à Moulins et jamais je n’avais poussé les portes. Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas, c’est magnifique. Notamment les vitraux.

Puis direction le Quartier Historique de Moulins, mon quartier préféré de la ville.

Seconde visite de l’après-midi, le Jacquemart que je n’avais pas eu le temps de faire l’an dernier (mais j’avais visité l’Hôtel de Ville, juste en face). Je suis donc arrivée 15min avant l’ouverture. Hors de question de passer à côté une fois encore. Et j’étais parmi les 1ers visiteurs à monter. C’est que j’avais encore bien des choses à voir et le temps était compté au 1/4 d’heure près. L’escalier n’est pas large mais ça vaut le coup de ne pas compter les marches (il y en a beaucoup). De là-haut (la tour est haute de 32 mètres), la vue sur Moulins (et même plus loin) est magnifique (c’est un mot que j’ai beaucoup répété au cours de cette journée).

Les travaux de la Tour de l’Horloge s’achèvent en 1455, ce qui permit aux villageois de rythmer leurs journées heure par heure et non plus au rythme des prières sonnées par l’église. En 1655, la tour est endommagée par un incendie. On la rebâtira. Mais avec 3 cloches et 4 automates (Jacquemart, sa femme Jacquette et leurs enfants Jacquelin et Jacqueline) pour sonner toutes les 15min. En 1946, la Tour est ravagée par un nouvel incendie (décidément !) (vous pourrez voir des photos dans les escaliers). Elle a été reconstruite mais, cette fois, à l’identique. C’est tel que nous pouvons l’admirer et l’entendre aujourd’hui encore.

A la sortie du Jacquemart, direction la Cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation. La cathédrale, j’étais déjà entrée mais, cette année, j’ai pu visiter, derrière une porte cachée menant une chapelle de la Cathédrale, le Triptyque du Maître de Moulins, peint fin du XVème siècle, un chef-d’oeuvre représentant le couronnement de la Vierge.

La partie la plus ancienne (collégiale) date de fin du XVème début du XVIème siècle. L’agrandissement, lui, date du XIXème siècle. La cathédrale est classée Monument Historique depuis 18751.

Juste en face (ou presque), le Château des Ducs de Bourbon (et sa Tour de la Malcoiffée), la Maison Mantin (dont je vous parlais il y a quelques jours ICI) et le Musée Anne de Beaujeu. La Malcoiffée, je connais. Il y avait un peu d’attente, j’ai zappé. J’aurais bien l’occasion de revenir. La Maison Mantin, j’y suis allée il n’y a pas longtemps. Mais je suis entrée au MAB, dans le Pavillon Renaissance attenant au Palais des Ducs de Bourbon. Pavillon construit par Pierre de Bourbon et Anne de France.

J’avoue, je suis passée rapidement par la salle égyptienne et la salle des sculptures médiévales, de même que l’expo temporaire « De couleurs et d’Or » dont je vous parlais ICI (j’ai même zappé la salle des arts décoratifs) pour me diriger vers le salons XIXème siècle (qui a servi de décor dans le film « Cézanne et moi »). Je voulais voir le fameux tableau de Marcellin Desboutin volé en 1989 et retrouvé (presque par hasard) il y a peu. C’était aussi l’occasion de visiter la nouvelle salle des Retables. Et cette visite confirme ce que je pensais déjà du MAB. J’adore.

Alors que j’étais au Jacquemart, la guide nous avait parlé de la Chapelle de la Visitation. Nous conseillant d’y aller rapidement avant qu’il ne soit trop tard. Des travaux vont être entrepris et la chapelle pourrait être fermée pendant 2 ans. Il ne fallait pas passer à côté.

Hormis le Mausolée à la gloire de Henri II de Montmorency, le plafond peint dans le chœur des religieuses est juste splendide. Cette chapelle, achevée en 1655, a été commandée par la Duchesse de Montmorency qui voulait offrir une dernière demeure à son époux (d’où le Mausolée) et une chapelle aux Visitandines qui l’ont recueillie dans leur couvent (aujourd’hui Lycée de Banville -depuis 1802, en fait-) à la mort de celui-ci.

Partie dans le thème « Visitation », je suis redescendue pour visiter le Musée de la Visitation, installé dans des immeubles historiques des XVème et XVIIème siècles et né de la volonté de nombreux couvents de la Visitation de part le monde.

Le musée constitue un ensemble unique de soieries, de broderies et d’orfèvreries du XVème au XXIème siècle (et même le lit dans lequel est mort Saint-François de Sales)… 4 siècles d’arts décoratifs remarquablement bien conservés ! Je reconnais, il y a de très belles pièces. Quel travail de patience et de précision ! J’aime entrer dans la églises (ou autres monuments religieux, d’ailleurs) mais n’étant pas très religieuse, j’avais parfois du mal à saisir la symbolique de ce que je voyais (le guide avait tendance à considérer que tout le monde s’y connaissait en religion).

Avant de repartir, le guide nous a conseillé de descendre à l’Hôtel Demoret pour visiter leur expo temporaire « Dentelles de mode, mode des dentelles ».

Le bâtiment en lui-même est très beau. J’aime beaucoup la petite cour (la Cour de Moret) qui permet de passer de la Rue d’Allier au cours Jean Jaurès, non loin du Théâtre. L’exposition d’un ensemble de dentelles du XVIIème au XXème siècle est stupéfiante mais, j’avoue, ça finissait par tout se ressembler pour moi.

Il était donc temps de rentrer. Oui, je commençais aussi à avoir mal aux pieds après 7h à piétiner en ville. Mais je suis ravie de mes découvertes. Moulins est une ville qui a beaucoup à offrir à ceux qui, comme moi, aiment les monuments, les vieilles pierres et l’Histoire. C’était une bonne journée.

Evidemment, la météo du dimanche a contraint certains organisateurs à annuler leurs animations. Ce que j’avais prévu étant en extérieur (et annulé), je suis restée tranquille à la maison, au chaud et au sec. Mais je dresse un bilan plus que positif de ce week-end JEP2017 et pour 2018, j’ai déjà prévu de me concentrer sur Clermont-Ferrand.

Et vous ? Vous en avez profité ?

Quelques liens utiles et pratiques :
Allier TourismeMoulinsMusée Anne de BeaujeuMusée de la Visitation

Maison Mantin – Moulins

Portrait_de_Louis_MantinQui était Louis Mantin ?

Louis Mantin était une énigme. Un original, pour certains. Un homme de goût, pour d’autres. Issu de la bourgeoisie, c’était un homme intelligent et fortuné. Sous-Préfet et rentier à 42 ans, sa maison reflète plutôt bien qui il était, un homme curieux qui aimait les belles choses, insolite et éclectique. C’était aussi un homme secret qui savait ce qu’il voulait. Jusque dans sa tombe (de forme pyramidale en pierre de Volvic)…

Et sa maison ?

La Maison Mantin (de style néogothique), construite sur les ruines de l’ancien château des Ducs de Bourbon à la fin du 19ème siècle était un modèle de modernité. Interphone pour « sonner » ses domestiques, chauffage central, mitigeur eau chaude-eau froide, commodité à tous les étages… Louis Mantin était un homme de goût, un brin mégalomane mais néanmoins généreux, son intérieur transpire d’opulence et d’exotisme. Cabinet de curiosités, murs recouverts de cuir doré, tapisseries d’Aubusson (les murs ont été construits autour des tapisseries !), lustres en cristal, vitraux aux fenêtres… Louis Mantin était un collectionneur en tous genres, sa maison est un véritable musée.

Dans son testament, Louis Mantin a légué sa demeure à la ville… Sous certaines conditions. En gros, la Maison devait ouvrir au public « de façon à montrer aux visiteurs un spécimen d’habitation d’un bourgeois du XIXè siècle » (d’après les mots de Mantin lui-même). Parfait modèle de restauration, c’est la partie « habitation » que nous pouvons visiter aujourd’hui. Chambres, salon, bureau, salle de bain, cabinet de curiosités. La partie cuisine/salle à manger est aujourd’hui privée, aménagée notamment en bureaux pour le MAB. Dont dépend cette Maison Mantin.

Les photos étant interdites à intérieur, celles-ci ne sont pas de moi mais elles donnent une idée de qui était Louis Mantin. Les photos de l’extérieur sont, en revanche, les miennes. C’est une visite que je ne peux que vous conseiller. C’est passionnant, tant sur les lieux en eux-mêmes que pour le personnage, vraiment magnifique. La Maison Mantin fait partie de mes visites touristiques (et culturelles) favorites sur Moulins. N’oubliez pas le MAB (le billet à la MM comprend l’entrée au musée). Et la Mal-coiffée (le Donjon du Château devenu, durant la 2nde Guerre Mondiale, prison allemande), une visite que je conseille vivement également. Pour plus d’informations sur ces 3 sites, je vous invite à cliquer sur ce lien ICI.