Les Flamboyantes 2019

P1090396Parmi les grands rendez-vous de ma saison printemps/été (je suis une fidèle depuis le début), elles reviennent chaque année le temps d’un week-end, j’ai nommé Les Flamboyantes de Cusset, fêtes fantastiques médiévales, dont la 5ème édition a eu lieu les 18 et 19 Mai.

Pendant 2 jours, le coeur de la ville vibre au rythme des percussions ou des outils. On croise troubadours, bâtisseurs, chevaliers ou créatures fantastiques. Le visiteur déambule comme il veut, de spectacle en spectacle, sur le marché ou dans les tavernes. Les enfants découvrent des jeux en bois, font des tours de poney, se prennent pour des chevaliers. Les animations sont en continu, les commerçants sédentaires jouent le jeu (costume, décor ou menus spéciaux), les rues sont couvertes de paille, les panneaux de signalisation sont cachés (par de la toile de jute), le centre-ville est exclusivement piéton, chacun est invité à participer… L’ambiance est joyeuse, bienveillante et conviviale. Le Maire et les élus, les acteurs de la culture (=Les personnes du théâtre ou les associations), les habitants, les visiteurs, petits et grands… Tout le monde a le sourire aux lèvres et des étoiles dans les yeux. Et c’est beau.

J’ai fait une 1ère visite samedi en fin d’après-midi pour « prendre la température ». J’ai ouvert grands les yeux face à la sauterelle géante articulée de la compagnie Planète vapeur (encore un gros coup de coeur, aussi bien pour les machines -l’araignée c’est eux aussi- que les artistes -musiciennes et acrobates-). J’ai fait le tour des différentes échoppes de bouche, des stands marchands d’artisans, des bâtisseurs médiévaux et des tentes de reconstitutions historiques. Puis j’ai terminé avec les Italiens lanceurs de drapeaux. Je ne suis pas restée pour la nocturne (parade et spectacle), grosse semaine oblige j’étais fatiguée et je n’avais qu’une envie, rentrer chez moi (avec un peu de recul, et après avoir vu les photos et vidéos de la soirée, je le regrette).

J’y suis retournée dimanche matin dès le coup de canon d’ouverture (et j’ai perdu une oreille) pour voir les compagnies que je n’avais pas vu la veille. Comme la compagnie Gueule de loup et son carillonneur, la Kervan Cie et leur « Instrumentarium » (musique et humour, je les avais déjà adoré lors d’une précédente fête) ou encore les Chevaliers de la Cowprod. Il y avait moins de monde qu’en plein aprés-midi, j’ai eu l’impression de mieux pouvoir en profiter mais il a commencé à pleuvoir et j’avais froid (je regrette de ne pas avoir pris ma doudoune), je suis rentrée. Mais je suis super satisfaite de cette belle édition (malgré la météo), c’était bien chouette. Mention spéciale à l’organisation, c’est un boulot de fou. Et le succès est mérité.

À l’année prochaine !

Cette année,  je n’ai pas croisé la copine Aleaudevichy mais elle y était (plus tôt que moi) et vous en parle sur son site ICI.

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Cultures du Monde – Gannat

Si vous voulez faire un tour du monde sans quitter la région et sans vous ruiner, le Festival Cultures du Monde de Gannat est fait pour vous. Depuis une quarantaine d’années, la ville accueille, durant une dizaine de jours fin Juillet, ce festival invitant au voyage, aux rencontres et au partage… Au programme ? De la danse, de la musique… De la découverte, des rires, de la bienveillance, de la bonne humeur, de la convivialité, de la joie, des échanges… Ce sont de très beaux moments de fête. Dans les différents points de restauration, sur les stands des différents artisans, sur la grande scène sous le chapiteau, sur les spectacles délocalisés dans l’agglomération… Sur le champ de foire, nous sommes au Mexique, au Pérou, en Turquie, en Irlande, au Turkménistan… Ils sont partout, ces gens qui ne se connaissent pas (les différents groupes de nationalités différentes, les bénévoles, les visiteurs, les habitants…) mais qui communiquent de la meilleure des façons ! Sur tous les visages il y a des sourires, dans tous les regards il y a des étoiles, dans toutes les têtes il y a de magnifiques souvenirs…

J’y vais depuis quelques années déjà et c’est chaque fois un pur bonheur. L’ouverture d’esprit, la curiosité, la tolérance et l’Humanité avec un H majuscule sont mutuelles et omniprésentes.

Cette année, j’y suis allée pour une grosse soirée. Arrivée en fin d’après-midi, j’ai pu faire un tour des différents stands à la découverte de différentes techniques d’artisanat, j’ai pu participer à des concerts intimes et j’ai pu assister à un très beau spectacle. Avec, entre autres, des Marichis et des danseurs Mexicains (mon coup de cœur de la soirée) (comme tous les ans, mon coup de cœur est pour les Mexicains) (je ne résiste pas à un Mariachi, ils me filent la chair de poule à chaque fois !) (en particulier le monsieur qui chante en solo), des élèves d’une école de danse Irlandaise venus de Chicago (ils m’ont bluffée)… le tout en compagnie de la troupe de jeunes Péruviens (que je n’ai pas vus sur scène et comme je le regrette !) (me demandez pas comment c’est arrivé, j’ai assisté au spectacle au milieu de leur groupe) (le genre de petit bonheur qui fait dire « merci la vie ! »). Frissons et larmes aux yeux garantis ! Tous les artistes présents sont tellement contents d’être là, ils ont vraiment à cœur de faire découvrir leur culture et de partager leur bonne humeur. Je suis toujours très émue de quitter la place en fin de soirée. Je suis partie de là si riche ! Riche d’Humanité et riche d’amour.

Cultures du Monde c’est, avec la Pamparina de Thiers (dont je vous parlais ICI), un rendez-vous immanquable de mon été. Si, l’an prochain, vous avez l’occasion d’aller y passer un moment, n’hésitez pas ! Rendez-vous en 2019 !

 

Les Arverniales – Gergovie

S’il est un évènement historique cher aux Auvergnats (hormis le Bouclier de Brennus, je veux dire), c’est bien la Bataille de Gergovie. Haut lieu de la région où Vercingétorix, notre plus grand chef Gaulois, a repoussé Jules César le Romain. Historiquement, scientifiquement, géographiquement, ouais, on embellit peut-être un peu les choses mais… Quel petit Auvergnat n’est jamais monté à l’oppidum lors d’un voyage scolaire ?

Chaque année depuis 17 ans, le Plateau de Gergovie accueille donc Les Arverniales, fête de reconstitution historique mettant en scène les Gaulois et les Romains. Sur la place, nous pouvons visiter les campements, les différents artisans (poterie, teinture…), nous ravitailler, découvrir les us et coutumes de l’époque… Et assister à une belle bataille.

Cela faisait quelques années que je n’y étais pas montée et je dois avouer que mes souvenirs n’étaient pas très bons. Alors, je ne sais pas si ce sont mes attentes qui ont changé ou si la manifestation a gagné en qualité mais… j’ai été très agréablement surprise. Niveau organisation, déjà. Efficacité et accueil au top. Nous n’avons pas payer de droit d’entrée sur le site. Nous avons seulement payé pour avoir droit de monter sur le Plateau en voiture. Comme c’était déjà le cas la dernière fois, d’ailleurs. 5 euros par véhicule, quelque soit le nombre de passagers. Histoire de privilégier le covoiturage et limiter le nombre de voiture. Et je trouve que c’est une très bonne idée. Au parking, des bénévoles étaient là pour guider et orienter. Dans la bonne humeur et la convivialité. Malgré la chaleur. Sur le site, les déplacements étaient fluides, les campements organisés de façon thématique. Diverses animations étaient proposées pour les enfants. Fouilles archéologiques, décoration de boucliers, batailles avec les Romains… J’ai, pour ma part, beaucoup aimé écouter le druide nous raconter l’histoire des sacrifices. Et, chance d’être là au bon moment, j’ai pu assister à l’ouverture du four et à la sortie des poteries enfournées la veille. J’en aurais bien rapporté tout une caisse…

Franchement, j’ai passé une bonne après-midi. Cela faisait longtemps que je n’étais pas venue et c’est désormais une sortie que je noterai d’une année à l’autre dans mon agenda.

Néris-les-Bains

Je ne sais pas si c’est parce que j’habite la « reine des villes d’eaux » mais j’ai un gros faible pour les villes thermales (l’Auvergne n’en compte pas moins de 10). J’ai eu l’occasion de me balader dans les rues de La Bourboule, Le Mont-Dore ou Châtel-Guyon… mais je n’étais jamais allée jusqu’à Néris-les-Bains. J’ai donc profité de la Journée Belle Epoque (pour le 14 Juillet) pour réparer cette erreur.

La fête n’étant prévue que l’après-midi, j’y suis allée dès le matin pour visiter. Je comptais passer directement par l’office de tourisme pour récupérer un plan et demander quelques pistes pour un parcours le plus complet possible mais il était fermé (un 14 Juillet où ils attendaient du monde !). Je suis donc partie « à l’aventure » et je crois que je ne m’en suis pas trop mal sortie (hormis pour le site archéologique que je n’ai pas trouvé) puisque j’ai marché quelques 8km.

La mairie, l’église St Georges et la nécropole mérovingienne et carolingienne, les Thermes, les Nériades (spa thermal), le Pavillon du Lac (ancienne gare de Néris), les piscines gallo-romaines, le théâtre/amphithéâtre gallo-romain, le théâtre André Messager et le casino… C’est plutôt joli, on y retrouve bien l’architecture thermale et le charme d’antan. Dommage que tant de maisons soient fermées ! Après-un pique-nique à côté de l’amphithéâtre (dans le Parc des Arènes), j’ai rejoint la fête (au niveau du théâtre et du casino) qui, cette année, avait pour thèmes « Les héros de la littérature jeunesse du 19ème siècle » avec, notamment, Alice au Pays des Merveilles. On a pu y croiser, par exemple, Jules Verne, le Chapelier Fou, Sherlock Holmes, Bécassine ou… des dames et des gentlemen en costumes Belle Epoque avant d’assister à un spectacle cabaret. Alors, en toute franchise, je n’ai pas tout compris au thème. Ca m’a parut plutôt confus et tout mélangé mais c’était assez sympathique. L’après-midi a débuté pas un déjeuner de non-anniversaire (Alice semblait au centre de l’évènement) et mon gros coup de cœur de la journée est décerné à cette magnifique déco. Ont suivi des déambulations (avec du steampunk dedans), des démonstrations de danse de la fin du 19ème siècle, des récits d’aventures de Jules Verne, une expo consacrée à Sherlock Holmes et Jeannot. Jeannot, le joueur d’orgue de barbarie, le personnage que j’ai préféré rencontrer ici. Sacré bonhomme !

J’ai passé une bonne journée. Néris-les-Bains est une jolie petite station thermale mais… ce n’est pas aussi joli que ce que à quoi je m’attendais. Je veux dire que ce n’est pas aussi imposant que d’autres villes thermales et qu’il y a un manque de mise en valeur des curiosités touristiques. Comme les Bains ou le théâtre gallo-romains, par exemple. Disons qu’en venant de Vichy, la barre est haute, hein…

La Pamparina – Thiers

Happy Birthday la Pamparina !

20 ans déjà que nous pamparinons dans la joie et la bonne humeur dans les rues de Thiers ! Seulement 6 ans pour moi, mais là n’est pas la question… 20 ans de musique et de fête. 20 ans de convivialité et d’ouverture d’esprit. 20 ans d’artistes et de groupes plus ou moins connus et 20 ans de découverte.

La Pamparina c’est le rendez-vous immanquable pour débuter les congés d’été. J’organise mon week-end selon la programmation. Et, cette année, mon choix s’est porté sur le dimanche. J’ai commencé avec les Leondi. Groupe rock qu’on ne présente plus sur la région et que je reverrai prochainement à Cusset (près de Vichy) pour un concert lors du Festival Nuits d’été (à l’espace Chambon). J’ai enchaîné avec Païaka, groupe Clermontois au style reggae. A priori, ce n’est pas forcément mon genre mais je suis arrivée sur la place juste comme ils s’apprêtaient à monter sur scène. Je suis restée (pour tester) et je ne suis pas partie avant la fin. Belle découverte, donc. J’ai terminé la soirée, au 1er rang, pour les Celkilt, les Stephanois, ancrés dans la tradition rock celtique. Prenez quelques beaux mâles en kilt, de la bonne humeur, de l’humour et de l’autodérision et vous obtenez une ambiance comme celles qu’on aime à Thiers. Je ne connaissais que vaguement (ma sœur m’en a fait écouter quelques extraits mais je n’avais pas cherché plus loin) et, au final, j’ai adoré. C’est mon gros coup de cœur de ma journée.

Entre 2 concerts (Païaka et Celkilt), j’ai pris le temps d’aller me promener du côté de la Vallée des Usines, au Creux de l’enfer… Histoire de m’éloigner un peu de la foule et de l’agitation. J’aime l’ambiance de la Pamparina (foule et bruit) mais, oui, j’ai parfois besoin de souffler un peu. J’y ai trouvé fraîcheur et calme. Je suis remontée prête à continuer la fête. Thiers est une ville que j’aime beaucoup. Je n’y vivrais peut-être pas à l’année mais c’est très agréable d’aller s’y promener. Et c’est une visite à ne pas manquer quand on veut faire découvrir la région à des touristes.

Les jardins de Portabéraud à l’heure Vénitienne – Mozac

Depuis 3 ans, le Château de PortabéraudMozac, près de Riom) ouvre ses portes à une quarantaine de Costumés de Venise, pour un week-end de déambulations et de spectacles. Dans un cadre magnifique, les costumés tous plus colorés et beaux les uns que les autres se prêtent volontiers aux jeux de cache-cache et de séances photos. C’est la 2ème fois que j’y vais et, sous un beau ciel ensoleillé d’été, j’ai passé plus de 2h à dire « oh que c’est beau ! » ou « c’est elle ma préférée ! » (avant de changer d’avis 3 minutes plus tard). Ne vous attendez pas à une ambiance de folie, à Portabéraud, on prend le temps. On prend le temps de regarder, de se promener et de ne rien faire. C’est une atmosphère très sympathique qui m’a fait oublié, le temps d’un après-midi, où j’étais.