Jazz aux Sources, Châtel-Guyon

Si vous aimez la mode vintage, le swing, le rockabilly ou encore le jazz de la Nouvelle-Orléans alors le Festival Jazz aux Sources de Châtel-Guyon est fait pour vous. Durant 3 jours (pour le week-end de Pentecôte) le centre-ville, le parc thermal et les terrasses des cafés et restaurants vibrent au rythme des quartets et des danseurs de claquettes. Et cela gratuitement depuis une bonne vingtaine d’années. La réputation et le succés de l’événement ne sont donc plus à prouver.

Si vous me connaissez un peu, vous savez que j’aime ce genre de fête qui rassemble les gens dans les rues. On danse, on tape des mains, on chante… La bonne humeur et l’ambiance sont toujours au rendez-vous. Et si, en plus, il fait beau…

inCollage_20190611_210237078En toute franchise, J’ai trouvé que la parade était moins sympa que l’an dernier (et elle ne m’avais déjà pas bien convaincue, je vous racontais ma journée ICI) mais j’ai quand même passé un très bon moment. Puis, entre nous, c’est tout mignon Châtel-Guyon (je vous parlais de la ville ICI)…inCollage_20190611_210419820L’an dernier, déjà, j’avais envie de revenir en robe à pois pour danser le swing. L’an prochain, c’est sûr, je l’aurais ma robe à pois.

Les Nuées Ardentes

Durant le week-end de Pentecôte, la science et l’imaginaire avaient rendez-vous aux pieds du Puy de Dôme (le célèbre) pour la seconde édition des Nuées ardentes, un festival où se mêlent volcanologie, chimie, jeux et musique (entre autres) sur fond d’univers Steampunk.

L’an dernier, j’avais vu quelques affiches en ville puis quelques photos sur les réseaux sociaux mais dimanche était une 1ère pour moi. Et je suis tombée sous le charme. Malgré une météo incertaine et capricieuse. Et malgré le froid et la fatigue qui m’ont fait renoncé aux spectacles nocturnes.

Les nuées ardentes se tiennent sur le champs de la gare de départ du Panoramique des Dômes. C’est sympa, tu peux coupler l’après-midi au festival et la visite du Géant. Chose que j’ai fait. J’ai mangé au sommet du PDD et je suis redescendue pour passer l’après-midi aux Nuées.

inCollage_20190611_211359908Petite explication sur la photo de la tranche de bois (parce que j’ai trouvé ça « génial ») : Vous voyez que, tout jeune, l’arbre (un pin) a grandit bien droit (comme bien des arbres, me direz-vous, ça fait de jolis cercles réguliers) et que, à un moment dans sa vie, c’est parti  un peu de travers… Ce changement correspond à la tempête de 1999. Le pin est tombé et, pour se redresser, il a adapté sa croissance. Ça s’appelle le bois de compression. Génial, non ?

Première belle découverte de la journée, la foreuse. Une magnifique structure autour de laquelle s’articulent différents stands d’expériences scientifiques. Les intervenants (étudiants, chercheurs…) prennent place dans un décor sorti tout droit d’un roman de Jules Verne pour nous présenter leurs travaux ou résultats de leurs études… J’ai appris, notamment, à fabriquer du méthane avec les épluchures de légumes et l’utilité (en médecine et en cuisine) des micro-algues. J’ai fabriqué un nuage et gouté à de la cuisine à l’azote. J’ai compris que les plantes et arbres étaient franchement intelligents (la verticalité des plantes n’a plus de secret pour moi). Et tout un tas d’autres choses… Ai-je dis que les décors étaient sublimes ?

Je suis ensuite passée par le stand volcanique où 2 volcanologues nous ont présenté les différents types de volcans, la façon de les étudier, de prévoir leur activité… A priori, on ne craint pas grand chose dans l’immédiat en Auvergne (sauf si un nouveau volcan venait à se former) mais nous restons sous haute surveillance. Je connaissais nombre d’informations pour avoir déjà visité Vulcania mais c’était ludique et accessible.

inCollage_20190611_211138329Voilà pour la partie scientifique à proprement parlé. Étaient proposés aussi plusieurs jeux en bois pour enfants. Dont je n’ai pas profité. Mais les petits tricheurs semblaient apprécier la diversité de l’offre proposée. D’un point de vue personnel, j’ai beaucoup aimé l’esthétique des jeux. Avant d’aller écouter les histoires (auvergnates) et comptines (plus ou moins connues) de la Fée Malou, une conteuse merveilleuse qui nous a fait voyager dans ses récits, notamment animaliers. Cette pause a été la bienvenue. L’après-midi était aussi ponctuée des petites scènes jouées par 2 aviateurs, un peu partout sur site (je n’ai pas entendu 2 fois la même !). Autour du volcanisme et de la science ou non, les enfants qui étaient invités à participer, semblaient bluffés par les performances, drôles et accessibles. Et j’ai beau ne plus être une enfant depuis longtemps, j’ai adoré.

Un bar était également à disposition (avec de vieilles tables et de vieilles chaises tout comme j’aime) pour ceux qui avaient envie de grignoter un bout ou boire un coup (dans une ecocup à 1euro, ça fait un souvenir). J’ai, pour ma part, préféré remonter à la voiture pour attendre la fin de la pluie… A l’accalmie, je suis allée finir l’après-midi aux Petites Conférences Extraordinaires, qui n’ont de conférence que le nom tant c’est interactif, accessible et court. Mais j’ai appris quelques petites choses supplémentaires, c’etait chouette et la mise en scène était sympa.

Je suis partie après la 2ème partie. Je commençais à fatiguer vraiment, j’avais froid et mal au dos (merci le SPM !), je n’ai pas eu le courage d’attendre les spectacles (un musical et un pyrotechnique) ainsi que l’éruption du volcan. Je le regrette un peu mais je ne me sentais pas de rester. Et de me faire 1h de route pour rentrer dans la nuit après une journée si riche. Tant pis, ce sera pour l’année prochaine. Parce que, oui, je compte bien revenir. C’est pédagogique tout en donnant une dimension spectaculaire à la science. Bravo à l’Université de Clermont Auvergne et merci au Panoramique des Dômes  et à leurs différents partenaires !

Lien direct de l’événement : http://lesnueesardentes.uca.fr

Puy de Paugnat

Une case de plus à cocher dans la liste des Puys à découvrir… Le Puy de Paugnat, non loin de Volvic et Charbonnières-les-Varennes. Et, une fois, n’est pas coutume, c’est une déception.

Ne connaissant pas le secteur (hormis Tournoël à Volvic et Veygoux à Charbonnières), je ne m’attendais pas à grand chose mais le tracé, quand on a l’habitude de grimper et de parcourir les grands espaces, n’offre que peu d’intérêt. Le sommet du Puy (moins de 900 mètres d’altitude), s’il offre une jolie vue plongeante sur la carrière de pouzzolane (plate-forme aménagée) se trouve à seulement 1,5km du point de départ, le reste n’étant que de la balade dans les bois et les champs, sur un terrain plat ou descendant bien dessiné. Et même si on traverse un joli espace dégagé avec vue sur les Puys voisins, clairement, ça manque de difficulté et d’attrait.

Au départ du bourg de Paugnat, parking devant l’école, en suivant le balisage jaune pour une balade facile de 10km (le descriptif donnait 3h, j’ai mis 2h50 sans me presser et en m’arrêtant régulièrement pour cueillir des fleurs).

Les Flamboyantes 2019

P1090396Parmi les grands rendez-vous de ma saison printemps/été (je suis une fidèle depuis le début), elles reviennent chaque année le temps d’un week-end, j’ai nommé Les Flamboyantes de Cusset, fêtes fantastiques médiévales, dont la 5ème édition a eu lieu les 18 et 19 Mai.

Pendant 2 jours, le coeur de la ville vibre au rythme des percussions ou des outils. On croise troubadours, bâtisseurs, chevaliers ou créatures fantastiques. Le visiteur déambule comme il veut, de spectacle en spectacle, sur le marché ou dans les tavernes. Les enfants découvrent des jeux en bois, font des tours de poney, se prennent pour des chevaliers. Les animations sont en continu, les commerçants sédentaires jouent le jeu (costume, décor ou menus spéciaux), les rues sont couvertes de paille, les panneaux de signalisation sont cachés (par de la toile de jute), le centre-ville est exclusivement piéton, chacun est invité à participer… L’ambiance est joyeuse, bienveillante et conviviale. Le Maire et les élus, les acteurs de la culture (=Les personnes du théâtre ou les associations), les habitants, les visiteurs, petits et grands… Tout le monde a le sourire aux lèvres et des étoiles dans les yeux. Et c’est beau.

J’ai fait une 1ère visite samedi en fin d’après-midi pour « prendre la température ». J’ai ouvert grands les yeux face à la sauterelle géante articulée de la compagnie Planète vapeur (encore un gros coup de coeur, aussi bien pour les machines -l’araignée c’est eux aussi- que les artistes -musiciennes et acrobates-). J’ai fait le tour des différentes échoppes de bouche, des stands marchands d’artisans, des bâtisseurs médiévaux et des tentes de reconstitutions historiques. Puis j’ai terminé avec les Italiens lanceurs de drapeaux. Je ne suis pas restée pour la nocturne (parade et spectacle), grosse semaine oblige j’étais fatiguée et je n’avais qu’une envie, rentrer chez moi (avec un peu de recul, et après avoir vu les photos et vidéos de la soirée, je le regrette).

J’y suis retournée dimanche matin dès le coup de canon d’ouverture (et j’ai perdu une oreille) pour voir les compagnies que je n’avais pas vu la veille. Comme la compagnie Gueule de loup et son carillonneur, la Kervan Cie et leur « Instrumentarium » (musique et humour, je les avais déjà adoré lors d’une précédente fête) ou encore les Chevaliers de la Cowprod. Il y avait moins de monde qu’en plein aprés-midi, j’ai eu l’impression de mieux pouvoir en profiter mais il a commencé à pleuvoir et j’avais froid (je regrette de ne pas avoir pris ma doudoune), je suis rentrée. Mais je suis super satisfaite de cette belle édition (malgré la météo), c’était bien chouette. Mention spéciale à l’organisation, c’est un boulot de fou. Et le succès est mérité.

À l’année prochaine !

Cette année,  je n’ai pas croisé la copine Aleaudevichy mais elle y était (plus tôt que moi) et vous en parle sur son site ICI.

Lac Servières et Col de l’Ouire

_20190516_134243Il y a les balades préférées. Celles qu’on peut faire et refaire. Notamment les jours sans inspiration. Celles qu’on choisit quand on a envie d’aller se promener sans savoir où. Ces jours-là, on mise sur des valeurs sûres. Et puis, certains jours, on se sent un peu plus téméraire, tendance aventureux. Et on part sur quelque chose de nouveau. Un itinéraire choisi un peu au hasard dans un guide ou sur Visorando. Cette courte et accessible randonnée au départ du Lac Servières qui passe au pied du Col de l’Ouire et sur le flanc du Puy de l’Aiguiller, c’est comme cela que j’y suis arrivée. J’ai choisi un nom de ville/village (Orcival) et j’ai laissé le moteur de recherche travailler. J’ai cliqué sur le 3ème lien proposé par Visorando (les 2 premiers choix étaient trop longs pour une demi-journée), j’ai pris mon sac et je suis partie. Et, après les photos, je vous dis pourquoi c’est un itinéraire qui entre dans la catégorie des « à refaire ».

Le départ se fait du Lac Servières, un endroit que j’aime beaucoup (hors juillet/août… rapport au peuple). Facile à trouver donc et accessible grâce au parking. On commence par entrer dans la forêt (mais ce n’est pas oppressant) avec, en fond sonore, les oiseaux et le ruisseau qui coule en contrebas du sentier. Ce n’est pas bien compliqué et c’est fort agréable. Jusqu’au Col de l’Ouire. Et son Puy de l’Ouire arrondi, base d’envol pour parapentistes. Bien cachés, on devine Roche Tuilière, Roche Sanadoire (je me suis avancée un peu sur le sentier hors-circuit pour les apercevoir) et Lac de Guéry. Là, c’est parti pour une petite ascension sur le Puy de l’Aiguiller. Ça grimpe un peu, le chemin est caillouteux (des cailloux qui font des croche-pattes !), boueux et peu dessiné mais votre effort est récompensé si, arrivé aux rochers, vous allez voir sur les crêtes… La vue sur le Guéry et les monts du Sancy. Ce jour-là, il faisait fort vent, je n’ai pas pu rester longtemps mais je m’y serais bien vue avec un pique-nique. Dommage, je vais être obligée de revenir pour en profiter davantage. De l’autre coté, la vue sur le Puy-de-Dôme et ses voisins n’est pas moche non plus. Le temps couvert ne permet pas d’en apprécier pleinement le potentiel mais c’est beau, promis. Je ne me suis pas attardée, rapport au vent, et j’ai pris le chemin de la descente. Là, j’ai commencé à croiser des gens. Ils faisaient le parcours en sens inverse. C’est tout à fait possible mais, personnellement, je préfère commencer par ce qu’il y a de moins « joli » (la forêt, ici) et terminer par les vues dégagées, les panoramas et le « wahou ». Bref. La descente est assez longue. Mais en pente douce, on pourrait parler de faux-plat descendant. Un petit raidillon puis une courte descente un peu plus raide et c’est le retour au Lac Servières (avec la Chaîne des Puys derrière). On contourne le lac coté plage, on passe devant les chalets (je rêve de m’y installer) et c’est retour au parking. En suivant le balisage orange (ou flèche jaune) du départ au Col de l’Ouire puis blanc/rouge jusqu’à l’arrivée, on en est à 11,5 km (descriptif complet sur Visorando sous l’intitulé « La haute vallée du Sioulot »).

Pourquoi j’y retournerai ? Parce que la vue de l’Aiguiller est magnifique, le Guéry d’en haut me plait beaucoup. Parce qu’on évolue dans les grands espaces et l’air (je choisirai juste un jour moins venteux). Parce que la vue (d’en haut) sur Servières avec les Puys derrière, on ne l’a que lorsqu’on s’éloigne du lac. Parce que je ne suis pas montée au Puy de l’Ouire (j’ai renoncé à cause du vent) et que je le regrette. Parce que la balade est accessible (quand on a la forme mais pas trop) et qu’elle en met quand même plein les mirettes. Et parce que, hormis le lac, ça n’a pas l’air très fréquenté. Un lac, un peu de (petite) grimpette, une vue sur les monts du Sancy et la Chaîne des Puys, des espaces dégagés… Cette boucle avait tout pour me plaire. Et elle a tenu ses promesses.

Lecture #2

Pour cette 2nde sélection de lecture type nature writing, je vous ai choisi 3 coups de coeur. Ou presque.

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Indian Creek, Pete Fromm (Éditions Gallmeister, collection Totem Nature Writing)

Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer.

– Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer toute une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion.

Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai :

– Heu… C’est quoi, une corde de bois ?

Ainsi débute le long hiver que Pete Fromm s’apprête à vivre seul au coeur des montagnes Rocheuses, et dont il nous livre ici un témoignage drôle et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages.

Ah, Indian Creek… Quel coup de coeur ! C’est extraordinaire. J’ai tellement eu envie de faire mon sac pour aller rejoindre Pete Fromm dans le Montana enneigé. J’avoue, j’ai parfois ri de son inexpérience (même si, de toute façon, je n’aurais pas fait mieux !) ou de sa naïveté mais le voir progresser, c’était aussi une petite victoire pour moi. C’est drôle et dur (voire cruel) à la fois mais il fait partie de ces “personnages” auxquels on ne peut que s’attacher. Humble et honnête, il raconte merveilleusement bien son aventure de solitude, de nature et de vie.

Désert solitaire, Edward Abbey (Éditions Gallmeister, collection Totem Récit)

Peu de livres ont autant déchaîné les passions que celui que vous tenez entre les mains. Publié pour la première fois en 1968, Désert Solitaire est en effet de ces rares livres dont on peut affirmer sans exagérer qu’il changeait les vies comme l’écrit Doug Peacock. A la fin des années 1950, Edward Abbey travaille deux saisons comme ranger dans le parc national des Arches, en plein coeur du désert de l’Utah. Lorsqu’il y retourne, une dizaine d’années plus tard, il constate avec effroi que le progrès est aussi passé par là.

Cette aventure forme la base d’un récit envoûtant, véritable chant d’amour à la sauvagerie du monde, mais aussi formidable coup de colère du légendaire auteur du Gang de la clef à molette.

Désert solitaire est le récit d’une vie d’avant. Du Arches National Monument (Utah) d’avant. Avant l’homme et la civilisation. Avant le tourisme de masse, le tourisme dit industriel. On y lit la rancoeur et l’amertume de Edward Abbey. Et aussi un peu d’inconscience et d’hypocrisie. Voire même de la contradiction. J’ai parfois eu l’impression qu’il prenait un ton supérieur (genre, il vaut mieux que nous) mais j’ai compris ce qu’il voulait dire (je le ressens parfois). Et, au final, et même si ce n’est pas le coup de coeur auquel je m’attendais, j’ai beaucoup aimé.

Promenons-nous dans les bois, Bill Bryson (Éditions Payot)

Rentré aux Etats-Unis après des années d’absence, le désopilant Bill Bryson à redécouvert ses concitoyens et les à décrits dans American Rigolos. Il a aussi voulu faire un retour à la nature en s’attaquant à l’Appalachian Trail, un sentier qui serpente sur 3 500 km, du Maine à la Géorgie.

Dans cette aventure mêlant histoire naturelle et histoires drôles, il s’est choisi pour compagnon un ancien copain d’école. Car mieux vaut ne pas marcher seul dans les bois, où l’on risque de croiser d’étranges créatures qui n’ont pas l’humour de l’auteur…

Quand j’ai vu que le film que je venais d’adorer était tiré d’un livre, j’ai eu immédiatement envie de le lire. J’avais tellement ri. Bon, je ne l’ai pas lu de suite. Mais ce n’est pas plus mal, j’aurais été trop dans le film, je pense. Je voyais Robert Redford et j’entendais Nick Nolte, je n’aurais pas pu m’en détacher. Bref, je l’ai lu et j’ai ricané comme une idiote du début à la fin. Alors, ce n’est pas le plus typique du genre (est-ce du nature writing, d’ailleurs ?) mais ce récit est trop drôle pour passer à côté.

Retrouvez d’autres idées : Lecture #1