Lecture #1

Pour tout un tas de raisons, j’aime vivre en ville (la vie culturelle !!!). Mais (et vous l’avez bien compris), dès que je peux, direction la nature, le bon air et les grands espaces. Chaque week-end, je vais donc faire un tour dans les volcans auvergnats, du massif du Sancy ou de la Montagne Bourbonnaise. Le problème des week-ends, c’est qu’ils sont séparés par la semaine. 5 jours sans sortir de la ville, oui, je suis parfois frustrée. Le lundi, ça va encore. Mais le jeudi matin, le manque se fait cruellement ressentir. Il me faut donc une alternative, la possibilite de fuir sans avoir à bouger d’ici. Et quel meilleur moyen de s’évader que la lecture ?

Vous me connaissez, je suis quelqu’un de sympa, je me suis dit que ça pourrait peut-être vous intéresser si je partageais quelques idées avec vous. Aujourd’hui (et probablement les fois suivantes aussi, j’aimerais que ce soit un rendez-vous récurrent), je vous ai sélectionné 3 récits de type nature writing. Le nature writing étant un genre littéraire qui fait la part belle à la nature et à l’aventure, si possible américaine et solitaire.

20190325_134211

Walden, Henry David Thoreau (Editions Gallmeister, collection Totem Récit)

En 1845, Henry David Thoreau part vivre dans une cabane construite de ses propres mains, au bord de l’étang de Walden, dans le Massachusetts. Là, au fond des bois, il mène pendant deux ans une vie frugale et autarcique, qui lui laisse tout le loisir de méditer sur le sens de l’existence, la société et le rapport des êtres humains à la Nature. Une réflexion sereine qui montre qu’il faut s’abstraire du monde et de ses désirs pour devenir réellement soi-même.

Lire du nature writing et ne pas lire Walden aurait été une ineptie. On dit de lui qu’il est un peu le précurseur du genre. Je ne sais pas si c’est vrai. Mais jai trouvé Walden différent de mes autres lectures du meme genre. Peut-être parce que ce n’est pas un ermite qui se coupe totalement de la civilisation, contrairement à d’autres auteurs et aventuriers. Ça n’en reste pas moins un récit philosophique qui nous amène à réfléchir et nous poser des questions sur notre propre condition. Malgré des répétitions et de la digression, j’ai beaucoup aimé.

Winter, Rick Bass (Editions Folio)

Winter est le récit de l’installation de Rick Bass et de sa femme dans un coin reculé du Montana en plein hiver. Pas d’électricité, pas de téléphone, juste un saloon à une demi-heure de route. Mais une vallée comme au début du monde, une nature splendide et cruelle. Par moins trente-neuf degrés, le rêve se fait parfois souffrance. Dans une prose lumineuse, le défenseur de l’environnement Rick Bass redécouvre, au terme d’un progressif dépouillement, l’essentiel.

C’est, je crois, le premier titre du genre que j’ai lu. Et il reste parmi mes favoris. L’aventure de Rick Bass, je ne l’ai pas seulement lue. Il la raconte tellement bien que je l’ai vécue. C’est un récit merveilleux. Sur l’homme. Sur son rapport à la nature. Et sur la Nature elle-même. C’est passionnant. Il n’y a pas de rebondissements de foufou mais ses descriptions (même anodines) donnent l’impression d’y être. Et donne terriblement envie d’y être (malgré les conditions difficiles). Je crois d’ailleurs que je vais le relire… Un vrai coup de coeur.

Wild, Cheryl Strayed (Editions 10/18)

Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Strayed enfile son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n’a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le « Chemin des crêtes du Pacifique ». Lancée au coeur d’une nature immense et sauvage, seule sous son sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1 700 kilomètres d’épuisement et d’effort, et réussir à atteindre le bout d’elle-même. Une histoire poignante et humaine, où la marche se fait rédemption.

Je n’ai rien à fuir. Ni fantômes du passé, ni doutes du présent, ni peurs du futur. N’empêche que, certains jours, j’ai bien envie de tout plaquer pour faire le point et me retrouver avec moi-même. Peut-être pour mieux m’aimer. Mais il faut quand même une bonne dose de courage (que je n’ai pas) et, pour ça, j’admire Cheryl Strayed. J’avais vu le film (avec Reese Witherspoon) et j’avais tellement aimé que, je crois, ça a faussé mon jugement sur le livre. J’ai parfois trouvé ça long. Mais ce n’était peut-être pas le bon moment alors je crois que je le relirai aussi. Je vous le conseille également.

Voilà pour une 1ère sélection. Je n’avais pas prévu de parler littérature sur ce blog mais le nature writing est un style que je lis (et aime) régulièrement et qui, ma foi, s’intègre plutôt bien à ce que je raconte en grande partie ici, mon besoin (et mon envie) des grands espaces et de nature. D’ailleurs, si vous avez des titres à conseiller, n’hésitez pas. Et si vous voulez tester d’autres titres, allez zieuter du côté des éditions Gallmeister qui ont un catalogue de quantité et de qualité.

Publicités

Un commentaire sur « Lecture #1 »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s