Journées du Patrimoine 2017 : Moulins

Ce week-end avaient lieu les Journées Européennes du Patrimoine, un week-end que je note chaque année dans mon agenda. Ca ne vous aura pas échappé, si vous me suivez un peu ici ou sur les réseaux sociaux, que j’aime passer du temps dans les musées, visiter les monuments touristiques ou me promener dans les petits villages aux maisons de pierre. Ces JEP sont donc faites pour moi. Depuis quelques années, je n’en rate pas une édition et, le temps d’un week-end ou d’une journée, j’enchaîne les visites. J’adore entrer dans des monuments habituellement fermés, dans des cours jusqu’alors secrètes, visiter des expos qui ne m’auraient pas attirée dans d’autres circonstances, parcourir la ville à la rencontre de ses acteurs et échanger mes bons plans ou impressions avec d’autres amoureux du patrimoine comme moi.

Cette année (comme en 2016), j’ai choisi de visiter Moulins. J’adore Moulins (je vous en ai vaguement parlé il y a quelques semaines ICI) et, l’an dernier, je n’avais pas eu le temps de boucler le programme. En revanche, j’avais visité des lieux qui n’étaient pas dans ma liste de départ. Il me fallait donc compléter. Je m’étais fait un petit programme sympathique. Pas trop chargé en prévision du lendemain. Et non seulement j’ai eu le temps de tout faire mais, en plus, j’ai ajouté 2 visites à la liste en cours de route. Sur conseils de 2 guides rencontrés dans la journée.

J’ai commencé la journée par une visite du CNCS (Centre National du Costume de Scène). Le CNCS, je connais déjà. J’y vais plusieurs fois par an. Mais l’expo temporaire (dont je vous parlais ICI) fermant le lendemain, j’avais envie de la voir une 2nde fois. C’était l’occasion.

Il y avait un peu de monde (le CNCS a toujours du succès pour ces journées) mais c’est un musée que j’adore. Sur Moulins, c’est probablement mon musée préféré.

En sortant du CNCS, il commençait à faire faim. J’ai donc pris la route du centre-ville pour grignoter un truc sur la Place d’Allier. 40 Minutes plus tard (je n’avais pas de temps à perdre), j’entrais dans l’Eglise du Sacré-Coeur (de style gothique), non loin de là, à l’entrée du Quartier des Mariniers. Je vais souvent à Moulins et jamais je n’avais poussé les portes. Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas, c’est magnifique. Notamment les vitraux.

Puis direction le Quartier Historique de Moulins, mon quartier préféré de la ville.

Seconde visite de l’après-midi, le Jacquemart que je n’avais pas eu le temps de faire l’an dernier (mais j’avais visité l’Hôtel de Ville, juste en face). Je suis donc arrivée 15min avant l’ouverture. Hors de question de passer à côté une fois encore. Et j’étais parmi les 1ers visiteurs à monter. C’est que j’avais encore bien des choses à voir et le temps était compté au 1/4 d’heure près. L’escalier n’est pas large mais ça vaut le coup de ne pas compter les marches (il y en a beaucoup). De là-haut (la tour est haute de 32 mètres), la vue sur Moulins (et même plus loin) est magnifique (c’est un mot que j’ai beaucoup répété au cours de cette journée).

Les travaux de la Tour de l’Horloge s’achèvent en 1455, ce qui permit aux villageois de rythmer leurs journées heure par heure et non plus au rythme des prières sonnées par l’église. En 1655, la tour est endommagée par un incendie. On la rebâtira. Mais avec 3 cloches et 4 automates (Jacquemart, sa femme Jacquette et leurs enfants Jacquelin et Jacqueline) pour sonner toutes les 15min. En 1946, la Tour est ravagée par un nouvel incendie (décidément !) (vous pourrez voir des photos dans les escaliers). Elle a été reconstruite mais, cette fois, à l’identique. C’est tel que nous pouvons l’admirer et l’entendre aujourd’hui encore.

A la sortie du Jacquemart, direction la Cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation. La cathédrale, j’étais déjà entrée mais, cette année, j’ai pu visiter, derrière une porte cachée menant une chapelle de la Cathédrale, le Triptyque du Maître de Moulins, peint fin du XVème siècle, un chef-d’oeuvre représentant le couronnement de la Vierge.

La partie la plus ancienne (collégiale) date de fin du XVème début du XVIème siècle. L’agrandissement, lui, date du XIXème siècle. La cathédrale est classée Monument Historique depuis 18751.

Juste en face (ou presque), le Château des Ducs de Bourbon (et sa Tour de la Malcoiffée), la Maison Mantin (dont je vous parlais il y a quelques jours ICI) et le Musée Anne de Beaujeu. La Malcoiffée, je connais. Il y avait un peu d’attente, j’ai zappé. J’aurais bien l’occasion de revenir. La Maison Mantin, j’y suis allée il n’y a pas longtemps. Mais je suis entrée au MAB, dans le Pavillon Renaissance attenant au Palais des Ducs de Bourbon. Pavillon construit par Pierre de Bourbon et Anne de France.

J’avoue, je suis passée rapidement par la salle égyptienne et la salle des sculptures médiévales, de même que l’expo temporaire « De couleurs et d’Or » dont je vous parlais ICI (j’ai même zappé la salle des arts décoratifs) pour me diriger vers le salons XIXème siècle (qui a servi de décor dans le film « Cézanne et moi »). Je voulais voir le fameux tableau de Marcellin Desboutin volé en 1989 et retrouvé (presque par hasard) il y a peu. C’était aussi l’occasion de visiter la nouvelle salle des Retables. Et cette visite confirme ce que je pensais déjà du MAB. J’adore.

Alors que j’étais au Jacquemart, la guide nous avait parlé de la Chapelle de la Visitation. Nous conseillant d’y aller rapidement avant qu’il ne soit trop tard. Des travaux vont être entrepris et la chapelle pourrait être fermée pendant 2 ans. Il ne fallait pas passer à côté.

Hormis le Mausolée à la gloire de Henri II de Montmorency, le plafond peint dans le chœur des religieuses est juste splendide. Cette chapelle, achevée en 1655, a été commandée par la Duchesse de Montmorency qui voulait offrir une dernière demeure à son époux (d’où le Mausolée) et une chapelle aux Visitandines qui l’ont recueillie dans leur couvent (aujourd’hui Lycée de Banville -depuis 1802, en fait-) à la mort de celui-ci.

Partie dans le thème « Visitation », je suis redescendue pour visiter le Musée de la Visitation, installé dans des immeubles historiques des XVème et XVIIème siècles et né de la volonté de nombreux couvents de la Visitation de part le monde.

Le musée constitue un ensemble unique de soieries, de broderies et d’orfèvreries du XVème au XXIème siècle (et même le lit dans lequel est mort Saint-François de Sales)… 4 siècles d’arts décoratifs remarquablement bien conservés ! Je reconnais, il y a de très belles pièces. Quel travail de patience et de précision ! J’aime entrer dans la églises (ou autres monuments religieux, d’ailleurs) mais n’étant pas très religieuse, j’avais parfois du mal à saisir la symbolique de ce que je voyais (le guide avait tendance à considérer que tout le monde s’y connaissait en religion).

Avant de repartir, le guide nous a conseillé de descendre à l’Hôtel Demoret pour visiter leur expo temporaire « Dentelles de mode, mode des dentelles ».

Le bâtiment en lui-même est très beau. J’aime beaucoup la petite cour (la Cour de Moret) qui permet de passer de la Rue d’Allier au cours Jean Jaurès, non loin du Théâtre. L’exposition d’un ensemble de dentelles du XVIIème au XXème siècle est stupéfiante mais, j’avoue, ça finissait par tout se ressembler pour moi.

Il était donc temps de rentrer. Oui, je commençais aussi à avoir mal aux pieds après 7h à piétiner en ville. Mais je suis ravie de mes découvertes. Moulins est une ville qui a beaucoup à offrir à ceux qui, comme moi, aiment les monuments, les vieilles pierres et l’Histoire. C’était une bonne journée.

Evidemment, la météo du dimanche a contraint certains organisateurs à annuler leurs animations. Ce que j’avais prévu étant en extérieur (et annulé), je suis restée tranquille à la maison, au chaud et au sec. Mais je dresse un bilan plus que positif de ce week-end JEP2017 et pour 2018, j’ai déjà prévu de me concentrer sur Clermont-Ferrand.

Et vous ? Vous en avez profité ?

Quelques liens utiles et pratiques :
Allier TourismeMoulinsMusée Anne de BeaujeuMusée de la Visitation

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Souvigny

Chaque année, début Août, Souvigny se transforme en village de troubadours et saltimbanques. Comme depuis plusieurs années déjà, je suis allée y passer un après-midi. Je n’ai pas trouvé mon bonheur coté festival. Manque d’ambiance, d’animations, de foule… Mais Souvigny est un charmant village. Et c’est un excellent modèle pour les photographes.

Souvigny est une commune de l’Allier, au Nord du Département. Berceau des Bourbon, Souvigny est également connue pour son Prieuré, lié à l’Abbaye de Cluny. J’aime beaucoup la place centrale de Souvigny. D’où partent de jolies ruelles pavées et sur laquelle se dresse fièrement la magnifique Eglise. En toute franchise, on a vite fait le tour et ce n’est pas aussi pittoresque qu’un village typiquement touristique (Montpeyroux -dont je vous parlerai bientôt- et Charroux ont plus de charme, par exemple) mais il faut y aller au moins une fois. Je vous conseille la visite lors de la Fête des Plantes (au Prieuré) ou pour le Festival des Troubadours et Saltimbanques qui propose de nombreuses animations et spectacles.

Puy de Jumes / Puy de la Coquille

Il y a plus de 80 volcans dans la Chaîne des Puys. Des gros et des plus petits. Quelques uns sont même inaccessibles. Vous en connaissez nombre d’entre eux. Pariou, Puy de Côme, Puy de Dôme, Sarcoui, Puy de la Vache… Certains sont plus faciles à gravir que d’autres mais offrent une belle vue sur la Chaîne. C’est le cas notamment du Puy de Dôme (le plus célèbre d’entre tous) ou du Puy des Gouttes, par exemple. Et puis, il y a les moins connus. moins accessibles. Moins généreux en terme de vue panoramique. Ou moins époustouflants. C’est le cas des Puys de Jumes et Puy de la Coquille. Ils n’ont rien de bien extraordinaire. Leur ascension se fait en forêt. Le chemin n’est pas particulièrement joli (pas moche mais moins pittoresque que certains sentiers). Le sommet n’est pas dessiné comme les autres. Et la vue, de part l’abondance de végétation, ne fait pas « wahou ». On ne peut pas s’y poser pour admirer le panorama, par exemple. Mais les Auvergnats aiment marcher sur leurs volcans. Même s’ils sont moins jolis. De toute façon, aucun Auvergnat ne vous dira que tel volcan est moins joli que les autres.

Jumes et Coquille, je ne les connaissais pas. La honte ! J’ai donc profité d’une journée de vacances pour y aller. Le départ se fait de Beauregard, du côté de Saint-Ours-les-Roches et la boucle doit faire dans les 6km avec, au croisement avec le sentier menant au Puy de Louchadière (sur lequel on peut grimper, d’ailleurs), une oeuvre de Thierry Courtadon à admirer. Et heureusement qu’elle est là. Ca amoindrit la déception. Petite déception, hein.

J’ai croisé quelques randonneurs/promeneurs ce jour-là… Comme quoi, ils doivent bien être tentants et/ou appréciés, ces Puys. En ce qui me concerne, je l’ai fait une fois (pour cocher la case) mais ce sera tout, je pense. Le chemin en forêt ne m’intéresse pas et la vue du sommet n’est pas assez dégagée pour me donner envie de revenir.

Maison Mantin, Moulins

Portrait_de_Louis_MantinQui était Louis Mantin ?

Louis Mantin était une énigme. Un original, pour certains. Un homme de goût, pour d’autres. Issu de la bourgeoisie, c’était un homme intelligent et fortuné. Sous-Préfet et rentier à 42 ans, sa maison reflète plutôt bien qui il était, un homme curieux qui aimait les belles choses, insolite et éclectique. C’était aussi un homme secret qui savait ce qu’il voulait. Jusque dans sa tombe (de forme pyramidale en pierre de Volvic)…

Et sa maison ?

La Maison Mantin (de style néogothique), construite sur les ruines de l’ancien château des Ducs de Bourbon à la fin du 19ème siècle était un modèle de modernité. Interphone pour « sonner » ses domestiques, chauffage central, mitigeur eau chaude-eau froide, commodité à tous les étages… Louis Mantin était un homme de goût, un brin mégalomane mais néanmoins généreux, son intérieur transpire d’opulence et d’exotisme. Cabinet de curiosités, murs recouverts de cuir doré, tapisseries d’Aubusson (les murs ont été construits autour des tapisseries !), lustres en cristal, vitraux aux fenêtres… Louis Mantin était un collectionneur en tous genres, sa maison est un véritable musée.

Dans son testament, Louis Mantin a légué sa demeure à la ville… Sous certaines conditions. En gros, la Maison devait ouvrir au public « de façon à montrer aux visiteurs un spécimen d’habitation d’un bourgeois du XIXè siècle » (d’après les mots de Mantin lui-même). Parfait modèle de restauration, c’est la partie « habitation » que nous pouvons visiter aujourd’hui. Chambres, salon, bureau, salle de bain, cabinet de curiosités. La partie cuisine/salle à manger est aujourd’hui privée, aménagée notamment en bureaux pour le MAB. Dont dépend cette Maison Mantin.

Les photos étant interdites à intérieur, celles-ci ne sont pas de moi mais elles donnent une idée de qui était Louis Mantin. Les photos de l’extérieur sont, en revanche, les miennes. C’est une visite que je ne peux que vous conseiller. C’est passionnant, tant sur les lieux en eux-mêmes que pour le personnage, vraiment magnifique. La Maison Mantin fait partie de mes visites touristiques (et culturelles) favorites sur Moulins. N’oubliez pas le MAB (le billet à la MM comprend l’entrée au musée). Et la Mal-coiffée (le Donjon du Château devenu, durant la 2nde Guerre Mondiale, prison allemande), une visite que je conseille vivement également. Pour plus d’informations sur ces 3 sites, je vous invite à cliquer sur ce lien ICI.

Le PAL

J’ai un avis assez partagé sur les zoos. D’un côté, j’ai envie de boycotter ces endroits ou les animaux survivent en captivité, loin de chez eux, dans un habitat qui n’est pas forcément adapté… Même si ce n’est pas « aussi pire » que les cirques. Et, d’un autre côté, ces parcs sont nécessaires pour sauvegarder certaines espèces. Et je les admire pour leurs combats de préservation. J’ai aussi envie de me dire que tous les zoos ne se valent pas. Dites que j’essaye de me donner bonne conscience, c’est peut-être vrai.

Toujours est-il que, dans l’Allier, à environ 1h de Vichy, nous avons un parc de loisirs qui combine parc animalier et parc d’attractions… le PAL. C’est un endroit que je fréquente depuis toute petite et que j’aime beaucoup. Je n’ai pas connu les 1ers débuts (le parc date de 1973) mais j’en ai vu des évolutions, mine de rien. Chaque année, le PAL investit 25% de son chiffre dans des nouveautés (que ce soit côté attractions -l’an prochain, par exemple- côté animaux -cette année, un parc à alligators, par exemple- ou niveau accueil du visiteur). Le PAL, ce sont aussi des hébergements insolites –Les Lodges– au plus près des animaux (depuis 2013). Perso, j’adorerais boire mon café du matin en observant les hippopotames s’éveiller. Mais c’est aussi une fondation –Fondation Le PAL Nature– depuis 2008. Pour soutenir financièrement, techniquement et humainement des programmes de conservation en France et à l’étranger. Au PAL, on a aussi pour vocation de sensibiliser le public. Et puis, au PAL, on apprend également à connaître les animaux. Lors d’animations pédagogiques (comme les nourrissages), sur les panneaux explicatifs devant chaque enclos ou au cours des spectacles (je ne fais que celui des oiseaux, pour ma part) (parce qu’il est juste magnifique et même un peu émouvant). Au PAL, j’apprends même que je suis patiente et calme. Les enclos sont grands, arborés… Les animaux ont de multiples cachettes et, parfois, ils préfèrent rester dans leur coin plutôt que de voir de pauvres idiots les observer. On ne va pas leur en vouloir. Et c’est un gros point fort du PAL, selon moi. Les enclos respectent au plus près l’environnement naturel des animaux. Si tu veux les voir, il faut attendre. Parfois attendre longtemps. Et ne pas faire trop de bruit. Au PAL, on essaye de préserver la biodiversité et les éco-systèmes. Notamment avec la filtration des bassins ou la végétation.

Je vais rarement côté attractions. Rapport à la foule, à l’attente pour 3 secondes de manège… J’ai encore des progrès à faire niveau patience, hein. Mais si on veut avoir le temps d’en faire et d’en voir un maximum, il faut faire des choix.

Le PAL vise une clientèle familiale. Vous n’y trouverez donc pas de gros manèges à grosses sensations fortes (pour ça, allez au Parc Astérix), même s’il y en a un peu, mais des attractions et des animations adaptées à tout le monde. Les allées sont propres et souvent ombragées. Vous y trouverez boutiques, points de restauration, bancs et tables de pique-nique (vous pouvez apporter votre repas).

J’y suis allée un samedi en me disant que le samedi, c’est jour d’arrivée et de départs sur les locations de vacances. J’avais bon espoir de ne pas avoir trop de monde. Ouais, sauf que c’était une belle journée après 3 jours de mauvais temps… Bref, il y avait du monde. Mais j’ai quand même passé une bonne journée.

Pour tout savoir sur le PAL, rendez-vous sur leur site internet ICI.

La Bourboule

La Bourboule, c’est une ville que j’ai plusieurs fois traversé. Quand je me balade dans le Sancy, je n’en suis jamais bien loin. Mais… Je n’avais jamais pris le temps de m’arrêter. En descendant de la Banne d’Ordanche, l’autre jour, il était encore tôt pour rentrer à la maison. C’était l’occasion.

La Bourboule était assez fréquentée ce jour-là. Ville touristique oblige. Mais je n’ai pas eu de mal à trouver une place de parking (gratuite !) (surprenant quand tu viens d’une ville où c’est payant partout, ou presque), juste derrière l’église le long de la Dordogne. Hop, appareil photo en main, je suis partie à la découverte de la ville. Et je suis tombée sous le charme. Immédiatement. C’est pittoresque à souhait. Bon, je n’y vivrais pas à l’année, hein. Mais j’adore l’ambiance vacances.

Banne d’Ordanche

Cette balade, c’est un peu une histoire de honte. Ou de complexe. Voire les deux. J’ai dans mes connaissances, un couple qui ne randonne jamais (jamais genre 3 sorties maximum par an) et qui, l’autre jour, se vantait d’être montée à la Banne d’Ordanche. Moi qui vadrouille tout au long de l’année, je ne l’avais jamais fait. Quand je leur ai dit, ils m’ont répondu que « oui, mais c’est dur ». Sous-entendu, « trop dur pour toi ». Ce sont des gens qui aiment bien se sentir (ou se croire) supérieurs aux autres. Bref. Après cela, la Banne d’Ordanche, je l’ai vite montée sur ma liste des balades prioritaires. Question de fierté.

C’était un matin un peu brumeux à la météo incertaine. On annonçait de la pluie pour l’après-midi. J’y étais donc à 10h. Sous les nuages. Ca ne m’a pas empêché d’apprécier la montée. Pas si difficile que cela. Certes, il y a un peu de cailloux sur le sentier et des marches de bois pour accéder au sommet (et sa table d’orientation) mais la pente n’est pas très raide. Difficile ? Non. Je dis non. La vue qu’on a en haut mériterait même qu’on souffre un peu plus des mollets dans la montée.

La Banne d’Ordanche, selon son guide de rando, on part pour une boucle de 9km ou de 5,8km. Voire même de ne pas faire de boucle du tout, en fait. Selon où l’on gare la voiture. J’ai choisi de poser la mienne au plus haut parking. Juste au niveau du refuge. Comme j’avais un peu peur de la météo, je n’ai fait que l’aller-retour. C’est rapide mais pas « cheap » pour autant. J’ai adoré. C’est juste magnifique. Tout le long du chemin. Il faisait un peu venteux (j’ai mis le coupe-vent en arrivant en haut) et les sommets étaient dans les nuages mais… quelle vue !

En redescendant, j’ai fait un crochet par la Borne des Quatre Seigneurs. A 0,9km du chemin pour grimper à la Banne. Pas de quoi se priver. La Borne en elle-même ne présente pas un grand intérêt (pour moi) mais le chemin sur le plateau est très agréable. On respire un bon air pur. Rien que pour ça, on peut faire un détour.

Après un petit pique-nique sur le parking, il était encore tôt pour redescendre sur Vichy. Je suis donc allée visiter La Bourboule, à quelques kilomètres de là, quasi sur la route, même. Je vous en parlerai d’ici quelques jours. Si, si, si… L’article est même écrit et programmé.