Une ombre chacun – Carole Llewellyn

Cette couverture, je l’avais croisé plusieurs fois sur les réseaux sociaux. Ca ne m’avait pas intéressée plus que ça. J’ai même vu la photo de l’auteure sur la vitrine de ma librairie. Elle y était venue en dédicace. Je ne connaissais pas le bouquin, je n’y suis pas allée.

Et puis, juste avant l’été, la sœur me dit « tu savais que la fille de Christine avait écrit un roman ? ». Christine, ma sœur a travaillé avec elle. Ma tante aussi, d’ailleurs. Ah, cette grande famille de l’éducation nationale. Moi, je l’ai croisé plusieurs fois, nous avons des sorties culturelles en commun. Sa fille, non, je ne connaissais pas. J’ai donc fait ma petite recherche. Et je suis tombée sur Une ombre chacun de Carole Llewellyn, concluant que « oui, peut-être, je le lirai à l’occasion ». Jusqu’à il y a quelques semaines, j’avoue, j’avais un peu zappé l’affaire. Mais ma sœur (toujours elle) est arrivée un jour avec le roman. « Tiens, Marie (famille de l’éducation nationale tout ça tout ça) m’a prêté le livre de la fille de Christine, tu le veux ? »

Alors, je ne l’ai pas lu tout de suite tout de suite. Trop de livres, pas assez de temps… Bref. Mais c’est fait. Et oui, j’ai mis longtemps à le commencer mais en deux jours, c’était fini. Je peux donc vous en parler. Et vous le conseiller, même.

Mais pourquoi tu nous parles d’un livre ? Tu ne parles pas lecture, d’habitude !

Oui mais… Si je vous parle de ce roman c’est qu’il est Made in Auvergne. Et oui. Même si l’auteure vit aujourd’hui à Paris après plusieurs années aux USA, elle est d’ici. Elle a même pris ses 1ers cours de théâtre à côté de la maison (oui, elle est aussi comédienne la Carole ! et plein d’autres choses, d’ailleurs) (je la soupçonne d’avoir plusieurs vies en une). Bref.

Comme je le disais un peu plus haut, j’ai fait quelques recherches. J’ai donc commencé ma lecture en ayant (rapidement) lu quelques (courts) avis. Des avis plutôt mitigés, d’ailleurs. Voire même négatifs. On ne peut pas plaire à tout le monde… J’ai même lu que Carole Llewellyn n’aimait pas la critique (ouh, la vilaine !). Il me fallait donc en avoir le cœur net.

Je pensais avoir à faire à une sorte de road trip. Ca n’en ai pas un. Même si on traverse l’Europe. C’est plus un voyage initiatique que nous suivons. Un voyage où deux personnages qui ne se connaissent pas vont avancer de manière parallèle. Chacun avec ses démons (la guerre pour l’un, la charge émotionnelle et le dictat des apparences pour l’autre). A la recherche d’eux-mêmes. Se croiseront-ils ? Trouveront-ils ce qu’ils cherchent ? Je me suis posé tellement de questions…

C’est prenant à la manière d’un thriller sans en être un. Il me fallait avancer. Savoir où l’auteure voulait me mener. Je ne me suis pas attachée aux personnages (leur caractère, leur psychologie ne s’y prêtent pas) (on est pas chez les Bisounours) mais je devais savoir. Qui ils étaient, d’où ils venaient, où ils allaient. J’étais comme fascinée. Un peu dans le genre « curiosité malsaine ». Je ne sais pas comment expliquer, ils ont un petit quelque chose qui obsède. Quelque part, sans affection, je les ai aimé. Même si, paradoxalement, j’ai trouvé que ça manquait de chaleur humaine. Oui, au fond, je suis une romantique optimiste. Du coup, la fin m’a laissée (un peu) sur ma faim. Sans parler de déception, la surprise m’a fait tombée de haut. Je m’attendais autre chose.

Mais, ce livre, je l’ai refermé en disant « c’est super bien, en fait ». Bien sur le fond. Comme je viens de le dire. Et bien sur la forme. J’ai eu un peu de mal avec la chronologie (au début) mais ça ne dure pas. Je me suis un peu perdue dans les acronymes. Surtout que des équivalents existaient en français. Mais on ne peut pas reprocher à l’auteure d’être anglophone (et ils sont « traduits »). C’est parfois déroutant ou déstabilisant. L’écriture est brute et mordante (l’auteur ne prend pas de gant, un chat est un chat) mais l’intrigue est bien ficelée et la lecture reste fluide et agréable.

En conclusion, je suis convaincue. A quand un 2nd roman ?

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L’automne en Montagne Bourbonnaise

Entre vous et moi, je dois avouer que je monte rarement en Montagne Bourbonnaise. La route n’est pas géniale. Ca monte, ça tourne dans un sens, ça monte encore, ça tourne dans l’autre sens… Et puis, j’ai presque honte de le dire, je préfère les grands espaces de la Chaîne des Puys ou du Massif du Sancy. En Montagne Bourbonnaise, la forêt domine. Et, moi, j’ai tendance à me sentir oppressée en forêt. Mais, en automne, c’est si beau que je fais l’effort d’y aller. Et les couleurs de l’automne y sont telles qu’on les imagine.

Il faisait beau ce dimanche-là. Si beau que j’étais manches courtes. L’été indien, diront certains… Et c’est du côté de Saint-Nicolas-des-Biefs que je suis montée prendre l’air. Au plateau de la Verrerie, pour être précise. Le Plateau de la Verrerie (qui tient son nom des verriers venus s’installer ici dans les années 1660) est un site classé Natura 2000 situé à plus de 1000 mètres d’altitude. Le site est aménagé de caillebotis et de panneaux d’informations qui permettent d’en apprendre plus sur la faune et la flore locales (comme le drosera à feuilles rondes -côté plantes- ou la pie grièche écorcheur -côté animaux-).

A cette époque, la tourbière (20 hectares) n’est pas à son avantage mais la balade est sympathique. C’est l’occasion de prendre un bon bol d’air frais sur un sentier aménagé de 1.5km (parfait avec des enfants !) ou sur des chemins un peu moins bien dessinés. Et du Roc du Vacher (table d’orientation), si vous avez de la chance côté météo, vous pourrez voir jusqu’au Mont-Blanc. Oui oui oui ! Bon, pas ce jour-là, évidemment. Le temps était ensoleillé mais, au loin, c’était plutôt bouché.

J’ai garé la voiture sur le parking du site. Le long de la D420. Pratique. Et facile à trouver depuis le centre du village. Notez qu’une boucle de 10 km est possible au départ de l’église de Saint-Nicolas.

Si vous avez un peu de temps, ne manquez pas la visite du Musée du Verre à Saint-Nicolas-des-Biefs qui retrace histoire et technique de cet art. Plus d’informations sur le site de l’Office de Tourisme du Mayet-de-Montagne ICI, vous y trouverez d’autres idées de balades et/ou de visites. Comme la magnifique église romane de Châtel Montagne, l’horloge à billes de Lavoine, la rafraîchissante cascade de la Pisserote à Arfeuilles… 3 sites que je vous conseille.

Il était encore tôt pour redescendre sur Vichy. J’ai donc repris la voiture et je suis montée sur La loge des Gardes, petite station d’hiver plutôt appréciée dans la région. Hors-saison, vous aurez tout de même accès à différentes activités plus ou moins sportives (Elody, Ambassadeur d’Allier elle aussi, a passé un après-midi à tester les activités proposées et vous en parle ICI) et plusieurs chemins de balade. Malheureusement pour moi, j’y suis allée en pleine période de chasse. Et même si je n’étais pas au milieu d’une battue, entendre les coups de fusils et les chiens, ça n’a rien de rassurant (on voit tellement d’accidents de chasse !). Plus j’avançais et plus je me sentais proche -et moins en sécurité, donc-, j’ai préféré faire demi-tour. Tant pis, je reviendrai au printemps.

J’ai tout de même pu apprécier la lumière et les couleurs qui font la beauté de l’automne.

La saison d’hiver va bientôt reprendre à la station (si l’hiver arrive…), en attendant, vous retrouverez toutes les informations ICI.

Passer une après-midi en Montagne Bourbonnaise est très agréable. Parfait pour un dimanche. Histoire de respirer un bon coup avant d’attaquer une nouvelle semaine. Notez que vous trouverez plusieurs balisages de randonnée (j’en ai testé 2 ou 3 et ce n’est pas toujours bien balisé, sachez-le) de 7 à 15 km. Ou, vous pouvez faire comme moi, prendre la route et voir où elle vous mène. C’est bien aussi. Je vous conseille également une balade du côté du Lac des Moines au Mayet-de-Montagne, le Puy de Montoncel à Lavoine, la Pierre Châtel à Saint-Nicolas, le Puy du Roc à Châtel-Montagne ou un après-midi au Plan d’eau de Saint-Clément (mais, pour ça, il faudra attendre l’été prochain)… Comme je le disais plus haut, la Montagne Bourbonnaise est vraiment belle en automne.

L’automne à Vichy

Je l’ai dis à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux, je suis une fille de l’automne (automne/hiver, même) (en même temps, je suis née en Octobre, hein) . J’aime cette saison qui se pare de couleurs flamboyantes, la douce lumière et l’ambiance des 1ers froids, la petite brume du matin, les feuilles qui craquent et les marrons qui roulent sous les pieds, la pluie du dimanche après-midi qui donne des envies de cocooning, le temps qui s’écoule un peu plus lentement… Oui, j’aime l’automne.

Et si j’aime l’automne en pleine nature, je dois confesser que l’automne en ville, le long des murs ou dans les parcs, me ravit tout autant. Et, à Vichy, nous avons la chance d’avoir quelques 140 hectares de parcs. De quoi apprécier l’automne sans avoir besoin d’aller bien loin.

J’aime bien aller au parc le matin. Quand il fait frais, que la rivière est surmontée d’une couche de brume et que les allées ne sont pas encore trop peuplées…

Cake chocolat/Vichy Célestins

Je sais, j’avais dit que je ne parlerai que randonnée et culture, que je ne parlerai ni lecture ni cuisine… Mais c’est de la cuisine, certes, mais de la cuisine locale alors… Oui, c’est bon, ça passe.

J’ai donc testé pour vous… Le cake au chocolat et à l’eau gazeuse. Vous pouvez utiliser n’importe quelle eau gazeuse mais, à Vichy, on boit de la Célestins. C’est donc un cake chocolat/Célestins. Et, entre nous, c’est super bon. Honnêtement, vous auriez tort de ne pas tester. Je dis ça je dis rien.

Recette :

3 œufs
85gr de sucre poudre
1 sachet de sucre vanillé (ou un peu de vanille en poudre si, comme moi, vous n’avez pas de sucre vanillé dans vos placards)
250ml d’huile
250gr de farine
1 sachet de levure
100gr de cacao poudre non sucré
20cl d’eau gazeuse
200gr de poudre d’amandes (ou de noisettes)

Vous commencez par chauffer le four à 180.
Vous mélangez les œufs et les sucres.
Puis vous ajoutez l’huile, la farine, la levure, le cacao et la poudre d’amandes.
Vous incorporez doucement l’eau qui fait pschiiiiiiittttttt.
Vous versez la pâte dans un moule à cake beurré/fariné. Le mien fait 26cm et ça fait un beau cake.
Et vous enfournez pour 50/60min. En surveillant bien.

Avec un café ou un thé, ça passe bien.

Team Ambassadeurs 03

Depuis plusieurs mois déjà, je croisais régulièrement, sur les réseaux sociaux, cette annonce disant « Devenez Ambassadeurs touristiques de l’Allier ». Et puis, un jour, j’ai cliqué. Je suis allée voir ce que c’était. Pourquoi ? Pour qui ? J’ai postulé. Le lendemain, je recevais une réponse. Et quelques échanges plus tard, j’avais un rendez-vous à Moulins, dans les locaux du Comité Départemental du Tourisme de l’Allier.

Ce rendez-vous, c’était la semaine dernière. Et après 1h de route dans le brouillard (je ne voyais pas plus loin que le nez de ma Twingo), je rencontrais Alice, Cécile et Luc-Olivier. 30 minutes plus tard, je repartais et j’étais Ambassadrice de l’Allier. Et, accessoirement, chargée d’un joli cabas rempli de trucs sympas. Sympas dans le genre sac à dos, brochures et goodies.

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Mais c’est quoi ce programme d’Ambassadeurs de l’Allier ? T’en parles mais tu ne dis pas ce que c’est…

Un Ambassadeur c’est quelqu’un qui vit sur le territoire. Ou qui le connaît bien. Dans ce cas précis, l’Allier. C’est quelqu’un qui aime son territoire. Et on ne peut pas dire que je n’aime pas, hein. C’est quelqu’un qui a envie de faire connaître son territoire, qui a envie de partager ses bons plans, ses idées, ses bonnes adresses… Ce que je fais déjà, en fait. Et puis c’est quelqu’un qui a envie d’échanger avec d’autres passionnés, d’autres amoureux. Parce que tout seul dans son coin, c’est un peu triste. Et puis, donner des idées, des envies… c’est aussi en recevoir en retour. Vous voyez où je veux en venir ?

Et ça m’a vraiment séduite ce programme ?

Un peu, oui. Même beaucoup. Carrément, en fait. Le CDT a vraiment à cœur de mieux faire connaître l’Allier au plus grand nombre. Donner envie de venir (faut pas se mentir, hein, si on peut faire marcher l’économie locale, on va pas se priver). Faire connaître et faire aimer. Parce que, vous voyez, l’Allier souffre un peu de préjugés (rien à voir, rien à faire… pas joli, pas animé… triste, froid…). C’est dommage. Il faut changer ça ! Et le CDT, il s’est dit que nous autres, habitants du territoire, on pourrait bien les aider dans cette mission. Et, dans les jolies têtes bien faites là-haut au Château de Bellevue, chez Allier Tourisme, ça bouillonne d’idées à mettre en place et/ou approfondir. Et moi, je suis ravie d’avoir été invitée à faire partie de l’aventure. Parce que, ça, ça me parle.

Et si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur le site ALLIER TOURISME, la page des Ambassadeurs, inscrivez-vous à la newsletter d’Aurélie (et pour celles et ceux qui se posent la question… oui, il y a une vraie Aurélie derrière) et suivez-les sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Youtube et Twitter). Et pour me suivre, moi, c’est sur Facebook (la page est toute neuve) et Instagram.

Montpeyroux

Pour la balade du jour, je vous propose un village classé parmi les Plus Beaux Villages de France : MONTPEYROUX.

Montpeyroux (né en 1889), juché sur une butte et surmonté de son donjon (XIIème siècle) se voit depuis l’autoroute (en descendant par Issoire) et, chaque fois que je passais, je disais « il faut que j’y monte ». C’est maintenant chose faite. Depuis une journée caniculaire du mois d’Août, si on veut être un peu précis.

J’ai profité de ma venue pour faire une petite balade de 5km (« Autour de Montpeyroux » dans mon guide de rando) (celle-ci) mais, en toute franchise, je n’ai pas trouvé cela génial. Le village est magnifique et vaut vraiment la venue mais le « autour » a été (pour moi ! ça ne le serait peut-être pas pour vous) décevant.

Le village, donc…

Montpeyroux est, si vous n’êtes pas habitant des lieux, piéton. Il faut garer la voiture sur le parking aménagé à l’entrée du village. C’est donc tranquille. Et ça, c’est TOP ! Oui, j’aime bien quand les centre-villes ou les villages sont piétons. Il m’arrive même souvent de dire (comme à Riom, par exemple) « mais pourquoi c’est pas piéton ?!? ». Bref. On peut se promener dans les ruelles sans risque et déambuler le nez en l’air. Oui. N’oubliez pas de regarder en l’air. Pour regarder les balcons et les volets, les pots de fleurs aux fenêtres… Ici, tout est en pierre, l’arkose, un grès blond issu des carrières locales. Le même matériau que l’église d’Issoire, par exemple. C’est juste pittoresque à souhait. Franchement, si tu oublies que tu es en Auvergne, tu peux te croire dans un village perché de Provence. Dépaysant. En gros, j’adore. Petites rues pavées qui montent, escaliers, fleurs aux fenêtres, volets colorés et percés de cœurs, toits rouges… la porte fortifiée du XIVème siècle (inscrite aux Monuments Historiques), vestige des remparts et le donjon du XIIème siècle haut de 33 mètres au sommet duquel on peut monter (moyennant 2.50 euros) pour admirer la vue à 360° sur la Chaîne des Puys, la Vallée de l’Allier et les vignobles.

Montpeyroux, c’est un gros gros coup de cœur !

Ce jour-là, il faisait super chaud et je n’avais pas prévu assez d’eau (la boulette ! une erreur impardonnable, même) alors, en redescendant du donjon (et avant de reprendre la route pour la maison), je suis allée boire un soda bien frais (et sucré, ça me faisait envie) (et Auvergnat !) au Bistro Zen (ICI) sur la place, du chef Cyrille Zen. Et, franchement, je recommande. Accueil sympa, terrasse agréable (attention, la terrasse est plus ou moins partagée avec l’établissement voisin) et prix raisonnable (pour la notoriété de l’établissement) (j’ai payé mon -grand- soda moins cher qu’à Vichy)… j’aurais bien envie d’y revenir pour tester la carte.

Journées du Patrimoine 2017 : Moulins

Ce week-end avaient lieu les Journées Européennes du Patrimoine, un week-end que je note chaque année dans mon agenda. Ca ne vous aura pas échappé, si vous me suivez un peu ici ou sur les réseaux sociaux, que j’aime passer du temps dans les musées, visiter les monuments touristiques ou me promener dans les petits villages aux maisons de pierre. Ces JEP sont donc faites pour moi. Depuis quelques années, je n’en rate pas une édition et, le temps d’un week-end ou d’une journée, j’enchaîne les visites. J’adore entrer dans des monuments habituellement fermés, dans des cours jusqu’alors secrètes, visiter des expos qui ne m’auraient pas attirée dans d’autres circonstances, parcourir la ville à la rencontre de ses acteurs et échanger mes bons plans ou impressions avec d’autres amoureux du patrimoine comme moi.

Cette année (comme en 2016), j’ai choisi de visiter Moulins. J’adore Moulins (je vous en ai vaguement parlé il y a quelques semaines ICI) et, l’an dernier, je n’avais pas eu le temps de boucler le programme. En revanche, j’avais visité des lieux qui n’étaient pas dans ma liste de départ. Il me fallait donc compléter. Je m’étais fait un petit programme sympathique. Pas trop chargé en prévision du lendemain. Et non seulement j’ai eu le temps de tout faire mais, en plus, j’ai ajouté 2 visites à la liste en cours de route. Sur conseils de 2 guides rencontrés dans la journée.

J’ai commencé la journée par une visite du CNCS (Centre National du Costume de Scène). Le CNCS, je connais déjà. J’y vais plusieurs fois par an. Mais l’expo temporaire (dont je vous parlais ICI) fermant le lendemain, j’avais envie de la voir une 2nde fois. C’était l’occasion.

Il y avait un peu de monde (le CNCS a toujours du succès pour ces journées) mais c’est un musée que j’adore. Sur Moulins, c’est probablement mon musée préféré.

En sortant du CNCS, il commençait à faire faim. J’ai donc pris la route du centre-ville pour grignoter un truc sur la Place d’Allier. 40 Minutes plus tard (je n’avais pas de temps à perdre), j’entrais dans l’Eglise du Sacré-Coeur (de style gothique), non loin de là, à l’entrée du Quartier des Mariniers. Je vais souvent à Moulins et jamais je n’avais poussé les portes. Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas, c’est magnifique. Notamment les vitraux.

Puis direction le Quartier Historique de Moulins, mon quartier préféré de la ville.

Seconde visite de l’après-midi, le Jacquemart que je n’avais pas eu le temps de faire l’an dernier (mais j’avais visité l’Hôtel de Ville, juste en face). Je suis donc arrivée 15min avant l’ouverture. Hors de question de passer à côté une fois encore. Et j’étais parmi les 1ers visiteurs à monter. C’est que j’avais encore bien des choses à voir et le temps était compté au 1/4 d’heure près. L’escalier n’est pas large mais ça vaut le coup de ne pas compter les marches (il y en a beaucoup). De là-haut (la tour est haute de 32 mètres), la vue sur Moulins (et même plus loin) est magnifique (c’est un mot que j’ai beaucoup répété au cours de cette journée).

Les travaux de la Tour de l’Horloge s’achèvent en 1455, ce qui permit aux villageois de rythmer leurs journées heure par heure et non plus au rythme des prières sonnées par l’église. En 1655, la tour est endommagée par un incendie. On la rebâtira. Mais avec 3 cloches et 4 automates (Jacquemart, sa femme Jacquette et leurs enfants Jacquelin et Jacqueline) pour sonner toutes les 15min. En 1946, la Tour est ravagée par un nouvel incendie (décidément !) (vous pourrez voir des photos dans les escaliers). Elle a été reconstruite mais, cette fois, à l’identique. C’est tel que nous pouvons l’admirer et l’entendre aujourd’hui encore.

A la sortie du Jacquemart, direction la Cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation. La cathédrale, j’étais déjà entrée mais, cette année, j’ai pu visiter, derrière une porte cachée menant une chapelle de la Cathédrale, le Triptyque du Maître de Moulins, peint fin du XVème siècle, un chef-d’oeuvre représentant le couronnement de la Vierge.

La partie la plus ancienne (collégiale) date de fin du XVème début du XVIème siècle. L’agrandissement, lui, date du XIXème siècle. La cathédrale est classée Monument Historique depuis 18751.

Juste en face (ou presque), le Château des Ducs de Bourbon (et sa Tour de la Malcoiffée), la Maison Mantin (dont je vous parlais il y a quelques jours ICI) et le Musée Anne de Beaujeu. La Malcoiffée, je connais. Il y avait un peu d’attente, j’ai zappé. J’aurais bien l’occasion de revenir. La Maison Mantin, j’y suis allée il n’y a pas longtemps. Mais je suis entrée au MAB, dans le Pavillon Renaissance attenant au Palais des Ducs de Bourbon. Pavillon construit par Pierre de Bourbon et Anne de France.

J’avoue, je suis passée rapidement par la salle égyptienne et la salle des sculptures médiévales, de même que l’expo temporaire « De couleurs et d’Or » dont je vous parlais ICI (j’ai même zappé la salle des arts décoratifs) pour me diriger vers le salons XIXème siècle (qui a servi de décor dans le film « Cézanne et moi »). Je voulais voir le fameux tableau de Marcellin Desboutin volé en 1989 et retrouvé (presque par hasard) il y a peu. C’était aussi l’occasion de visiter la nouvelle salle des Retables. Et cette visite confirme ce que je pensais déjà du MAB. J’adore.

Alors que j’étais au Jacquemart, la guide nous avait parlé de la Chapelle de la Visitation. Nous conseillant d’y aller rapidement avant qu’il ne soit trop tard. Des travaux vont être entrepris et la chapelle pourrait être fermée pendant 2 ans. Il ne fallait pas passer à côté.

Hormis le Mausolée à la gloire de Henri II de Montmorency, le plafond peint dans le chœur des religieuses est juste splendide. Cette chapelle, achevée en 1655, a été commandée par la Duchesse de Montmorency qui voulait offrir une dernière demeure à son époux (d’où le Mausolée) et une chapelle aux Visitandines qui l’ont recueillie dans leur couvent (aujourd’hui Lycée de Banville -depuis 1802, en fait-) à la mort de celui-ci.

Partie dans le thème « Visitation », je suis redescendue pour visiter le Musée de la Visitation, installé dans des immeubles historiques des XVème et XVIIème siècles et né de la volonté de nombreux couvents de la Visitation de part le monde.

Le musée constitue un ensemble unique de soieries, de broderies et d’orfèvreries du XVème au XXIème siècle (et même le lit dans lequel est mort Saint-François de Sales)… 4 siècles d’arts décoratifs remarquablement bien conservés ! Je reconnais, il y a de très belles pièces. Quel travail de patience et de précision ! J’aime entrer dans la églises (ou autres monuments religieux, d’ailleurs) mais n’étant pas très religieuse, j’avais parfois du mal à saisir la symbolique de ce que je voyais (le guide avait tendance à considérer que tout le monde s’y connaissait en religion).

Avant de repartir, le guide nous a conseillé de descendre à l’Hôtel Demoret pour visiter leur expo temporaire « Dentelles de mode, mode des dentelles ».

Le bâtiment en lui-même est très beau. J’aime beaucoup la petite cour (la Cour de Moret) qui permet de passer de la Rue d’Allier au cours Jean Jaurès, non loin du Théâtre. L’exposition d’un ensemble de dentelles du XVIIème au XXème siècle est stupéfiante mais, j’avoue, ça finissait par tout se ressembler pour moi.

Il était donc temps de rentrer. Oui, je commençais aussi à avoir mal aux pieds après 7h à piétiner en ville. Mais je suis ravie de mes découvertes. Moulins est une ville qui a beaucoup à offrir à ceux qui, comme moi, aiment les monuments, les vieilles pierres et l’Histoire. C’était une bonne journée.

Evidemment, la météo du dimanche a contraint certains organisateurs à annuler leurs animations. Ce que j’avais prévu étant en extérieur (et annulé), je suis restée tranquille à la maison, au chaud et au sec. Mais je dresse un bilan plus que positif de ce week-end JEP2017 et pour 2018, j’ai déjà prévu de me concentrer sur Clermont-Ferrand.

Et vous ? Vous en avez profité ?

Quelques liens utiles et pratiques :
Allier TourismeMoulinsMusée Anne de BeaujeuMusée de la Visitation